Heurts au Yémen, la contestation toujours vive dans plusieurs pays

le 21 février 2011 à 08h14 , mis à jour le 21 février 2011 à 22h09

Le point, pays par pays - Le "printemps des peuples" du monde arabe poursuit ses soubresauts, avec une première victoire pour les manifestants à Bahreïn, où des discussions sont engagées avec le pouvoir.

[Expiré] [Expiré] Yémen Sanaa © AFP

Libye. Plus de 200 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation mardi selon Human Rights Watch (HRW), alors que le mouvement de révolte contre le colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans, touche Tripoli. (Plus d'informations ici). Plus de 2.300 Tunisiens vivant en Libye ont quitté ce pays depuis dimanche pour des raisons de sécurité, a indiqué lundi l'agence officielle Tap, citant l'office des Tunisiens à l'étranger. Ils ont choisi de revenir spontanément car la majorité d'entre eux considèrent que la situation va encore se dégrader, selon la TAP.

  • Face au "printemps arabe", Alger lâche du lest

    Comme promis, les autorités algériennes ont levé l'état d'urgence décrété il y a 19 ans. Mais l'opposition qui réclamait cette mesure reste toujours en partie muselée, et déterminée à mener une nouvelle manifestation samedi pour un changement de régime.

    Publié le 25/02/2011 Face au "printemps arabe", Alger lâche du lest
  • Libye : Kadhafi abat la carte militaire

    L'armée s'est déployée vendredi matin dans les rues de Benghazi, la deuxième ville du pays, où les manifestations continuent. Jeudi, le "Jour de colère" contre le président, en poste depuis 1969, a débouché sur de violents heurts, qui ont fait plusieurs morts.

    Publié le 18/02/2011 Libye : Kadhafi abat la carte militaire
  • Libye : silence, on réprime

    Coupure de l'image et du son : internet bloqué, signal brouillé pour les télévisions satellitaires comme Al Jazira, la Libye continue à nier la révolte qui a gagné l'est du pays, où les protestataires font face aux forces spéciales loyales à Kadhafi. Les troubles ont fait des dizaines de morts.

    Publié le 19/02/2011 Libye : silence, on réprime
  • Répression sanglante en Libye

    Les Européens ont condamné dimanche soir avec fermeté la répression sanglante des manifestations en Libye qui a fait au moins 173 morts selon une ONG, en dépit des menaces de Tripoli d'ouvrir les vannes de l'immigration illégale si l'UE ne renonce pas à ses critiques.

    Publié le 20/02/2011 Répression sanglante en Libye
  • La Libye au "bord de la guerre civile" pour le fils Kadhafi

    L'un des fils de Kadhafi a reconnu dans la nuit de dimanche à lundi que plusieurs villes du pays étaient la proie de violents combats et que les émeutiers s'étaient emparés d'armes militaires. "Nous allons détruire les éléments de la sédition", a-t-il dit.

    Publié le 21/02/2011 La Libye au "bord de la guerre civile" pour le fils Kadhafi
  • Libye : la bataille anti-Kadhafi s'intensifie

    Malgré l'intervention télévisée de l'un des fils du président, les affrontements se poursuivent ce lundi et deviennent de plus en plus violents entre opposants et forces anti-émeutes.

    Publié le 21/02/2011 Libye : la bataille anti-Kadhafi s'intensifie
  • Maroc : "le peuple veut le changement"

    Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche pour réclamer des réformes politiques, dont une limitation des pouvoirs du roi.

    Publié le 20/02/2011 Maroc : "le peuple veut le changement"
  • Tunisie : Boillon, le nouvel ambassadeur qui dérange

    Vivement critiqué pour s'être montré "cassant" avec des journalistes, la nouvelle voix de la France en Tunisie a présenté samedi soir des excuses publiques à la télévision. Dans la matinée, 3.000 manifestants avaient réclamé le départ du diplomate en poste depuis une semaine seulement.

    Publié le 19/02/2011 Tunisie : Boillon, le nouvel ambassadeur qui dérange
  • Algérie: la police verrouille la contestation

    Malgré l'échec de la première manifestation organisée la semaine dernière, l'opposition algérienne représentée par le CNCD, coalition hétéroclite de partis, est redescendue dans la rue. Où elle a été encerclée par les forces de l'ordre.

    Publié le 19/02/2011 Algérie: la police verrouille la contestation
  • Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?

    <b>Décodage -</b> La Tunisie en janvier, l'Egypte en février. A qui le tour ? La question se pose maintenant pour les autres pays arabes au régime autoritaire, qu'ils s'agissent de monarchies ou de "républiques".

    Publié le 14/02/2011 Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?
  • Tunisie : derrière la mort d'un prêtre, l'ombre des "extrémistes"

    Le meurtre d'un prêtre polonais, attribué à des "extrémistes" par une source proche du ministère tunisien de l'Intérieur, a poussé le gouvernement à réaffirmer samedi son attachement à "la liberté du culte" et à appeler toute la société tunisienne à "éviter que de tels actes ne se reproduisent".

    Publié le 19/02/2011 Tunisie : derrière la mort d'un prêtre, l'ombre des "extrémistes"
Plus d'infos

Au Yémen, Un manifestant a été tué par la police à Aden, ce décès porte à onze morts le bilan dans cette ville depuis le 13 février. Des milliers de personnes étaient rassemblées lundi matin devant l'Université de Sanaa dans un sit-in pour exiger la chute du régime yéménite. Les manifestants, des étudiants mais également des députés de l'opposition et des militants, ont commencé à affluer dès la nuit de dimanche à lundi sur cette place, qu'ils ont ont rebaptisée "place Tahrir" (place de la Liberté), en référence à la révolte égyptienne. Mais le président Saleh déclare lundi qu'il ne partira que "par les urnes".

Egypte: Des partisans de réformes démocratiques actifs sur internet ont lancé un appel pour la tenue d'une marche, mardi au Caire, pour réclamer le renvoi du gouvernement provisoire égyptien comptant à leurs yeux trop de personnalités de l'ancien régime. Ce défilé, baptisé par ses promoteurs "Marche du défi", espère rassembler un million de personnes sur la place Tahrir (Libération) pour maintenir la pression sur l'armée, qui s'est emparée du pouvoir à titre temporaire après la chute, le 11 février, du président Hosni Moubara. "Notre slogan est depuis le premier jour 'Le peuple veut renverser le régime'", lit-on sur la page Facebook de ces cyberactivistes. "Nous allons revenir sur la place Tahrir pour y rester. Le Conseil suprême des forces armées laisse faire le gouvernement de Moubarak".

Au Maroc, cinq personnes ont trouvé la mort et 128 ont été blessées -dont 115 membres des forces de l'ordre- lors de troubles ayant suivi les manifestations, par ailleurs largement pacifiques, qui se sont déroulées dimanche au Maroc, ont annoncé les autorités lundi. Une enquête est en cours selon le ministre de l'intérieur, précisant que 120 personnes avaient été interpellées suite aux troubles dans une demi-douzaine de villes marocaines. Des mineurs interpellés ont été remis à leurs familles. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca et à Rabat pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi, premier mouvement de ce type dans le pays depuis le début des révoltes qui secouent le monde arabe. Le roi Mohamed VI a déclaré
lundi qu'il ne cèderait pas à "la démagogie et à l'improvisation". Le monarque, qui venait de présider une cérémonie d'installation de nouveaux membres du Conseil économique et social, a ajouté que l'édification d'une véritable démocratie devrait aller de pair avec un développement humain durable.
 
A Bahreïn, l'opposition abordait avec prudence le dialogue avec le prince héritier sur des réformes politiques et continue de poser comme préalable la démission du gouvernement. Sur le terrain, des milliers de protestataires affluaient sur la place de la Perle, au centre de Manama, reconquise samedi après le retrait de l'armée et de la police. L'opposant chiite en exil Hassan Machaimaa, jugé par contumace pour terrorisme, a annoncé depuis Londres qu'il rentrerait mardi à Bahreïn. Un manifestant chiite a succombé lundi à ses blessures, portant à sept le nombre des morts de la répression à Bahreïn où l'opposition préparait une démonstration de force avec une grande marche mardi à Manama.

Tunisie: 130 migrants en provenance de Tunisie sont arrivés lundi matin tôt à Lampedusa portant le nombre d'arrivées dans l'île italienne à 200 en trois jours, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). L'un des bateaux transportant quelque 40 migrants arrivait de l'île tunisienne de Djerba alors que le second avec environ 90 personnes à son bord était parti de Zarzis. L'île italienne a été débordée ces dernières semaines par l'arrivée de plus de 5.500 candidats à l'immigration dans le sillage de la révolution tunisienne, provoquant des appels à l'aide internationale de l'Italie. Rome a officiellement demandé à l'UE une aide de 100 millions d'euros et  l'élargissement du rôle de Frontex, l'agence de surveillance des frontières  européennes. Des centaines de migrants ont déjà été transférés dans des centres du continent italien. Selon l'OIM, il en restait encore environ 1.360 à Lampedusa lundi, un nombre bien supérieur à la capacité du centre d'accueil de l'île pouvant héberger 800 personnes. dimanche, quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer la démission du gouvernement de transition dirigé par Mohamed Ghannouchi, l'élection d'une assemblée constituante et un système parlementaire.

Soudan: le président soudanais OmarHassan al Bachir ne briguera pas de nouveau mandat lors de la prochaine élection présidentielle, qui doit avoir lieu dans quatre ans aux termes de l'actuelle constitution, a déclaré lundi un haut responsable du parti au pouvoir. Bachir a pris le pouvoir en 1989 lors d'un coup d'Etat. Il a remporté en avril dernier la première présidentielle pluraliste organisée au Soudan depuis 24 ans, mais le scrutin a été entaché par d'importantes accusations de fraude. Le président soudanais est le seul chef d'Etat en exercice visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, qui l'accuse d'avoir ordonné une campagne de meurtres, de tortures et de viols dans la région soudanaise occidentale du Darfour.
"(Bachir) a annoncé qu'il ne briguerait pas la présidence lors des prochaines élections", a déclaré Rabie Abdelati, un des dirigeants du Parti du congrès national (NCP). Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un ensemble de réformes visant à démocratiser le pays, a-t-il ajouté.

Iran: mise en garde des autorités

Au Moyen-Orient: en Iran les autorités ont mis en garde contre toute manifestation de l'opposition dimanche, après la publication par des sites d'opposition, dont ceux des deux leaders Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, d'un appel à un rassemblement en mémoire aux victimes de la manifestation antigouvernementale du 14 février à Téhéran. Faezeh Hachemi, la fille de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani, a été brièvement arrêtée dimanche après-midi dans le centre de Téhéran alors qu'elle "lançait des slogans provocateurs" pour pousser les gens à manifester, a rapporté l'agence officielle Irna.

le 21 février 2011 à 08:14
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • pagan29200, le 21/02/2011 à 23h30

    On remarque les pays les "mieus cadenassés" les plus tenus : La syrie et l' Iran. Ca serait pourtant l'occasion ou jamais.

Lire tous les commentaires

      logAudience