Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, 22/2/2011 © Abacapress.com
France-Tunisie : 350 millions pour tout oublier ?
A peine arrivé à Tunis mercredi après-midi, Alain Juppé a annoncé une aide française de 350 millions d'euros pour raccommoder une relation bilatérale mise à mal par plusieurs couacs français lors de la "révolution du jasmin".
Publié le 20/04/2011
Juppé en Tunisie pour faire oublier les erreurs françaises
Le ministre des Affaires étrangères se rend pour la première fois en Tunisie depuis sa prise de fonctions début mars.
Publié le 20/04/2011
Vers une manifestation historique de la jeunesse palestinienne ?
C'est une première dans les Territoires palestiniens : des jeunes ont lancé sur Facebook et Twitter un appel à manifester mardi pour la "fin des divisions" du peuple palestinien.
Publié le 14/03/2011
Libye : Kadhafi poursuit sa contre-offensive, Chavez en médiateur ?
Les forces fidèles au dirigeant libyen tentent toujours de reprendre ce jeudi Brega et Ajdabiyah, dans l'Est du pays. Sur le plan diplomatique, le Vénézuela, allié de la Libye, propose l'envoi d'une mission de médiation internationale.
Publié le 03/03/2011
Offensive stratégique des fidèles de Kadhafi en Libye
Alors que les Etats-Unis ont envoyé en Méditerranée plusieurs centaines de "marines" ainsi que deux navires amphibies pour une éventuelle opération d'évacuation et d'assistance humanitaire, les forces de Kadhafi semblent reprendre du terrain. Les rebelles demandent une intervention étrangère, mais limitée à des frappes contre les mercenaires payés par Mouammar Kadhafi.
Publié le 02/03/2011
Face à la menace d'intervention américaine, Kadhafi ne lâche rien
Le dirigeant libyen a prononcé mercredi après-midi un nouveau discours, retransmis en direct, lors du 34e anniversaire de l'établissement du "pouvoir des masses" dans le pays. Le fond de son intervention n'a pas changé : il a affirmé qu'il se battrait jusqu'au bout et a mis en garde contre une intervention étrangère qui ferait des "milliers de morts".
Publié le 02/03/2011
Libye: des "marines" américains déployés en Méditerranée
Alors que les Etats-Unis envoient en Méditerranée plusieurs centaines de "marines" ainsi que deux navires amphibies pour une éventuelle opération d'évacuation et d'assistance humanitaire, les forces de Kadhafi semblent reprendre du terrain.
Publié le 01/03/2011
L'UE se réunira mi-mars sur la crise libyenne
Les chefs d'Etat et de gouvernement tiendront un sommet extraordinaire à Bruxelles afin d'apporter une réponse commune sur le dossier libyen. Sur place, le HCR s'alarme du sort des migrants.
Publié le 01/03/2011
"L'opposition libyenne n'est pas préparée à gouverner"
<b> Interview -</b> Qui sont les opposants politiques à Mouammar Kadhafi ? Que peuvent-ils accomplir dans les semaines à venir ? Tentatives de réponse avec Moncef Djaziri, maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne et spécialiste de la Libye.
Publié le 01/03/2011
Juppé : "il peut sortir le meilleur des révoltes arabes, comme le pire"
Le nouveau ministre des Affaires étrangères a profité mardi matin de la passation de pouvoirs avec Michèle Alliot-Marie pour tenir son premier discours sur la politique qu'il compte mener au Quai d'Orsay. Parmi ses projets, relancer l'Union pour la Méditerranée et poursuivre la politique de sécurité européenne.
Publié le 01/03/2011
Les Etats-Unis positionnent des forces autour de la Libye
Alors que la pression diplomatique internationale s'accentue contre lui et que les rebelles continuent de gagner du terrain petit à petit, le dirigeant libyen aurait demandé, selon Al-Jazira, au chef des renseignements d'entamer le dialogue avec les nouveaux leaders de l'Est du pays.
Publié le 28/02/2011
Tunisie: un ancien ministre nommé Premier ministre
Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a annoncé dimanche la nomination de Béji Caïd Essebsi au poste de Premier ministre pour succéder à Mohamed Ghannouchi démissionnaire.
Publié le 27/02/2011
Kadhafi accorde sa première interview à des médias occidentaux
Les chaînes ABC, BBC et le journal le Times ont été reçus lundi après-midi par le dirigeant libyen à Tripoli, qui assure : "Tout mon peuple m'aime, ils seraient prêts à mourir pour me protéger". Les USA évoquent des propos "délirants".
Publié le 28/02/2011
Bataille aux portes de Tripoli
A Misrata, une attaque des pro-Kadhafi sur un aéroport militaire a été repoussée. A 50 km de Tripoli, Zaouiyah, tombée aux mains des insurgés, a été aussitôt encerclée par des forces fidèles à Kadhafi. Un général passé aux côtés des insurgés se dit prêt à aider à "libérer" la capitale.
Publié le 28/02/2011
Qui peut arrêter le massacre en Libye ?
L'UE a adopté lundi une batterie de sanctions contre Kadhafi. Les Etats-Unis ont offert leur aide aux insurgés, et ils étudieraient en ce moment, avec leurs alliés européens, une éventuelle interdiction de tout survol de la Libye pour empêcher des bombardements de civils.
Publié le 28/02/2011
Moubarak interdit de sortir d'Egypte
L'ex-président égyptien et sa famille proche sont interdits de quitter le pays, et leurs avoirs dans le pays sont gelés, a annoncé le parquet égyptien.
Publié le 28/02/2011
Remaniement : "place à l'efficacité"
A plus d'un an des élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a voulu donner un signal fort en s'entourant d'hommes d'expériences, selon l'analyse de François Bachy.
Publié le 28/02/2011
Didier Billion est directeur des publications à l'Institut des relations internationales et stratégiques.
TF1 News : Comment peut être perçu le discours de Sarkozy par les peuples arabes, notamment ceux qui se soulèvent ?
Didier Billion : Pour les centaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées et qui se mobilisent encore, il est inaudible et est passé tout à fait inaperçu. Pour une simple raison : ces gens ont d'autres chats à fouetter. Le principal but de cette intervention était d'ailleurs de justifier le remaniement, qui n'intéresse évidemment pas les masses arabes
TF1 News : Plus globalement, comment les pays arabes jugent-ils l'attitude de Paris ?
D.B. : Il faut bien comprendre que, déclaration ou pas de Nicolas Sarkozy, la France est aujourd'hui "démonétisée" dans le monde arabe. Elle y a perdu de sa valeur car elle n'a pas su comprendre (comme tous les autres pays Occidentaux il est vrai) les dynamiques en cours depuis la mi-décembre. Nous n'avons pas su réagir rapidement aux nouveaux défis posés par les protestations. Michèle Alliot-Marie n'a été en fait que le révélateur de cette politique mal axée.
Mais il faut distinguer les manifestants et des dirigeants. Les premiers ne se sont pas offusqués outre mesure de la réaction française. En revanche, les élites (dirigeants, journalistes, intellectuels...) l'ont très mal perçue. Pour eux, la France, tout comme l'Union européenne, a été un simple commentateur, pas un acteur, qui a soutenu jusqu'au bout Zine Ebedine Ben Ali et Hosni Moubarak. Dans les semaines et les mois à venir, avec toutes les réorganisations des pouvoirs à venir, cela restera dans la tête des futurs dirigeants.
TF1 News : Cela pèsera donc dans les futures relations ?
D.B. : Oui et non. Il ne faut pas oublier non plus que les relations bilatérales entre les Etats ont leur nécessité. Même si la France n'a pas brillé ces derniers temps, elle entretient des liens étroits, dans le bon sens du terme, avec tous ces pays. Les choses vont donc reprendre leur cours. Et si l'attitude française laissera quelques traces indélébiles, elles ne plomberont pas pour autant notre politique. Il faut surtout désormais refonder notre relation avec le monde arabe. Sur quels axes ? Sur quelles bases ? Pour l'instant, c'est le grand mystère.
| "Juppé a laissé une bonne impression dans le monde arabe" |
TF1 News : Alors, justement, Alain Juppé arrive au Quai d'Orsay pour refonder cette relation. Quelle est son image auprès des dirigeants et des diplomates arabes ?
D.B. : Même si son passage aux Affaires étrangères remonte à plus de quinze ans, il a laissé une bonne image à ses homologues. Mais il ne faut néanmoins pas oublier qu'il avait brillé alors que les régimes de dictature étaient aux affaires, ce qui peut créer des difficultés avec les nouveaux dirigeants -ceci est valable pour la France comme pour tous les pays occidentaux. Il part aussi avec un atout : pour les pays arabes, Il représente le gaullisme social, apprécié.
Une chose est sûre avec Alain Juppé : sa compétence dans le domaine lui permettra de réagir et de contribuer à la modification des choses. Avec l'éviction de Claude Guéant et de Jean-David Levitte, il aura en outre les coudées franches pour donner les impulsions qui seront les siennes, et non celles de Nicolas Sarkozy.
TF1 News : Plus globalement, qu'attendent aujourd'hui les pays arabes de la politique française dans la région ?
D.B. : Aujourd'hui, comme avant, les peuples, comme les dirigeants, souhaitent que la France fasse entendre sa singularité. Par notre histoire, les impulsions gaullistes restent importantes dans l'opinion. En 2003, la prise de position contre la guerre en Irak, qui avait montré notre capacité de résistance aux Etats-Unis, a marqué l'opinion arabe. Il faut donc que nous fassions entendre une voix différente, non pas pour nous démarquer, mais tout simplement car il s'agit de notre tradition. Sur ce point, même s'il ne va pas tout bouleverser mais plutôt infléchir un mode de pensée, Alain Juppé est l'homme de la situation.
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