© INTERNEPour son premier meeting, ni applaudissements démesurés, ni slogans scandés avec vigueur, ni foule en délire, simplement quelque 200 personnes, majoritairement de plus de 50 ans, sagement assises dans une salle du parc des expositions de Pau. .
Tombant la veste sitôt arrivé, le candidat Cavada se veut "didactique, comme à la télé", explique l'un de ses partisans. De fait, armé d'un langage très pédagogique, l'ancien patron de Radio-France explique d'emblée ce qu'il fera s'il est élu : mise en place de "correspondants européens" dans chacune des régions du grand Sud-Ouest, "afin de rapprocher l'Europe de nos concitoyens et les concitoyens des décisions de l'Europe, et aussi à faire venir les responsables européens dans les régions pour s'expliquer".
Pendant près d'une heure, Jean-Marie Cavada ne parlera que d'Europe, s'engageant notamment à défendre la constitution européenne, indispensable selon lui "pour remettre la technocratie à sa place et combattre les excès du libéralisme".
Un compagnon de route de l'UDF
Le candidat UDF se prononce pour un référendum. "Si le referendum échoue, on remettra l'ouvrage sur le métier jusqu'à ce que les gens le trouvent à leur goût", ajoute-t-il avant de se déclarer contre une adhésion de la Turquie à l'Union européenne car elle est "une moyenne puissance qui a plutôt vocation à organiser la paix au Moyen-Orient". Se définissant comme un "euro-enthousiaste" par opposition aux "euro-grincheux", Jean-Marie Cavada cherche également à se faire reconnaître dans son nouveau rôle : "je suis un compagnon de route de l'UDF" dont il partage "les valeurs", sans y être toutefois "encarté".
Affichant son attachement au Sud-Ouest, il explique son histoire personnelle. Issu d'une famille espagnole immigrée, disparue à la fin de la Deuxième guerre mondiale alors qu'il n'avait que 4 ans, il se dit "imprégné des vibrations de l'histoire". Partisan d'une Europe forte et garante de "la paix, notre bien le plus précieux", il assume le fait de n'être "pas un homme politique", avouant ça et là "ne pas connaître" tel ou tel dossier. "Mais je suis expérimenté dans la conduite des affaires publiques", ajoute-t-il aussitôt, avant de conclure : "le ne veux pas boucler ma vie sans entrer dans la vie publique. On ne reste pas aussi longtemps observateur sans vouloir devenir acteur".
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