Un ministre des Affaires étrangères pour l'Europe

le 24 mars 2005 à 18h57 , mis à jour le 20 mai 2005 à 21h42

Un débat compliqué et peu attractif ? La rédaction de tf1.fr vous propose de comprendre, simplement et en 15 volets, ce qu'il y a exactement dans le traité sur lequel les Français sont appelés à se prononcer le 29 mai. A lire mardi : la charte des droits fondamentaux.

[Expiré] [Expiré] Bush Europe OTAN de Hoop Scheffer (4) © AFP

Le monde entier connaît le nom et le visage de Condoleezza Rice. La secrétaire d'Etat américaine défend avec autorité les intérêts diplomatiques des Etats-Unis. Qui connaît le nom de celui qui porte la voix de l'Europe sur la scène internationale ? Personne. Actuellement, il faut dire que cette tâche est dévolue à deux personnes :

- le secrétaire général du Conseil européen, appelé aussi Haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune (PESC). Le poste est occupé actuellement par l'Espagnol Javier Solana.

- le commissaire en charge des relations extérieures

Cette organisation n'est pas satisfaisante et empêche la cohérence et la visibilité de la politique extérieure de l'Union européenne. La cacophonie au moment de la guerre en Irak a montré ses limites.

Pour doter l'Europe d'une réelle politique étrangère, les auteurs du traité proposent donc une avancée majeure : la création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne doté de services propres.

Il sera à la fois le mandataire du Conseil européen et le membre de la Commission en charge des relations extérieures. Les 25 chefs d'Etat et de gouvernement désigneront cette personnalité à la majorité qualifiée, en accord avec le président de la Commission.

La création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union ne signifie nullement un abandon des souverainetés nationales dans un domaine au combien stratégique. Le traité précise en effet que les décisions européennes en matière extérieure "restent adoptées par le Conseil statuant à l'unanimité".

Même dans le cas où le ministre des Affaires étrangères fait une proposition à la demande du Conseil européen, un Etat membre peut toujours faire valoir des "raisons de politique nationale vitales" pour exiger un vote à l'unanimité.

le 24 mars 2005 à 18:57
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