Référendum : Bayrou veut "déplacer les montagnes"

le 29 mars 2005 à 21h22 , mis à jour le 30 mars 2005 à 09h55

Invité de Face à la Une sur TF1, le président de l'UDF a affirmé mardi soir que "le vote n'est pas un vote de politique intérieure". Selon lui, "si le non l'emporte, la dynamique de l'Union est brisée".

Bayrou

Comme tous les partisans du oui, François Bayrou est préoccupé par la succession de sondages donnant le non victorieux le 29 mai prochain. Invité de Face à la Une sur TF1 mardi soir, le président de l'UDF a d'un ton solennel rappelé les raisons qui le poussent à approuver le traité constitutionnel. "Le vote n'est pas un vote de politique intérieure" a-t-il affirmé d'emblée; "il n'y aurait rien de pire que d'en faire un vote pour ou contre le gouvernement" car selon lui, "le sentiment d'exaspération" dans le pays est réel. Mais, utilisant une image qui parle à tout un chacun, "ce n'est pas parce que l'on est mécontent de son syndic qu'il faut détruire l'immeuble" a-t-il expliqué.

François Bayrou a tenu à insister, parmi les progrès présentés par la Constitution, sur les nouveaux pouvoirs européens, et notamment sur la possibilité pour les citoyens de demander un référendum d'initiative populaire sur un sujet donné. "Avec le traité, l'Europe aura enfin des visages et des noms connus de tous" a-t-il affirmé.

Interrogé sur un vote négatif au mois de mai, le président de l'UDF a expliqué que "si le non l'emportait, la dynamique de l'Union serait brisée", accusant les opposants au traité de ne pas dire les choses comme elles sont. Il a rappelé qu'il n'avait jamais pensé que la campagne serait facile mais, selon lui, "faire de la politique, c'est déplacer les montagnes". François Bayrou a jugé que Jacques Chirac devrait s'exprimer.

Interrogé par un internaute de tf1.fr sur ses préférences entre des responsabilités européennes et la présidence de la République, il a opté pour le second choix car "la France a un rôle prépondérant pour faire avancer l'Europe".

"Qui a intérêt à ce que la France soit affaiblie en Europe ?

Autre partisan du oui à s'exprimer, mais dans la presse, Jean-Pierre Raffarin. "Le oui renforce le modèle français en Europe, le non l'affaiblit", assure le Premier ministre dans une interview à paraître mercredi dans le quotidien Le Progrès, avant sa première réunion publique pour promouvoir le oui à la constitution européenne.

"Qui a intérêt à ce que la France soit affaiblie en Europe ? Pas les Français", déclare le Premier ministre, qui participe mercredi à Lyon, aux côtés du garde des Sceaux, Dominique Perben, à un dîner-débat sur l'Europe, devant officiellement lancer la campagne référendaire. Le Premier ministre rappelle lui aussi dans cette interview que le "référendum n'est pas un enjeu de politique intérieure", répondant à ceux qui seraient tentés de voter non pour s'opposer à la politique du gouvernement.

le 29 mars 2005 à 21:22
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