Comme dans de nombreux autres pays européens, les opposants à la guerre ont fait part de leur mécontentement à Bâle (Suisse). © INTERNEAprès une petite baisse du non dans le sondage CSA publié jeudi matin, l'institut BVA le voit grimper au contraire de 5 points dans une enquête réalisée par l'Express publiée jeudi soir. Le non l'emporterait le 29 mai avec en effet 58% des voix , contre 42% (-5) pour le oui. La précédente enquête BVA-l'Express réalisée les 8 et 9 avril donnait 53% des intentions de vote au non, contre 47% en faveur du oui. Dans le nouveau sondage, 29% des personnes interrogées (+7 points) n'ont pas exprimé d'intention de vote.
Cette enquête est la 21ème consécutive depuis la mi-mars, tous instituts de sondage confondus, à placer le non en tête. Selon BVA, 44% des sondés affirment souhaiter la victoire du non, contre 36% celle du oui, tandis que 20% ne se prononcent pas.
Toujours d'après cette enquête, les intentions de vote en faveur du non progressent fortement à gauche (+7 points) où elle totalisent désormais 66% contre 34% pour le oui. Les sympathisants socialistes se prononcent à 62% pour le rejet du traité (+5). Parmi les électeurs de droite, le rapport de force reste favorable au oui à 58%, comme lors du précédent sondage. Le oui gagne même un point chez les sympathisants UMP (69% contre 68%) et 5 points chez ceux de l'UDF (66% contre 61%).
Interrogés sur la personnalité qu'ils souhaiteraient voir succéder à Jean-Pierre Raffarin en cas de départ de celui-ci après le référendum, les sondés citent d'abord Nicolas Sarkozy (28%), loin devant Dominique de Villepin (13%), Jean-Louis Borloo (11%) et Michèle Alliot-Marie (10%). Le président de l'UMP est cité par 46% des sympathisants de droite et le ministre de l'Intérieur par seulement 15%.
Ce sondage a été réalisé en face-à-face les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 982 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).
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