
Selon une enquête Ipsos pour Le Figaro et Europe 1, rendue public lundi, le non l'emporterait le 29 mai avec 55% (+2) contre 45% (-2) pour le oui. Il y a une semaine, un précédent sondage Ipsos donnait respectivement 53% pour le non et 47% pour le oui. L'étude indique que le non a progressé de trois points chez les sympathisants de la gauche parlementaire à 63% (contre 60%), dont quatre points parmi ceux du PS (56% contre 52%).
En revanche, le non a reculé de deux points chez les sympathisants de la droite parlementaire s'établissant à 32% contre 68% de oui (+2). Parmi les personnes ayant exprimé une intention de vote, 65% (+5) présentent leur choix comme définitif, 16% indiquent qu'ils peuvent encore changer d'avis (-3), et 19% (-2) ne se prononcent pas.
Pas d'arrêt de la construction européenne
Autre enseignement du sondage, 80% des personnes interrogées estiment que la victoire du non ne va pas arrêter la construction européenne, contre 16% d'avis contraires et 4% de sans avis. S'agissant du résultat du référendum, 52% (+7) pronostiquent une victoire du non, 24% (-6) celle du oui, 24% (-1) ne se prononcent pas. Interrogés sur le "sentiment qui résume le mieux leur état d'esprit" sur l'avenir de l'Europe, 41% répondent "la méfiance", 34% "l'espoir", 15% "la confiance", 9% "la peur", 1% ne se prononce pas.
Avec la nouvelle Constitution, 43% pensent que le poids de la France en Europe sera moins important, contre 38% d'opinions contraires. Ils sont 9% à dire que cela ne changera rien, le pourcentage des sans avis atteignant 10%. Par ailleurs, une nette majorité (55%) estime qu'avec le nouveau traité constitutionnel les conditions de vie des gens comme eux vont se détériorer, 27% s'attendent à des améliorations, 10% pensent que cela ne changera rien, et 8% ne se prononcent pas.
Ce sondage a été réalisé, par téléphone, auprès d'un échantillon de 946 personnes représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.
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