© lciAprès la "grosse fatigue", place à la grosse colère. Nicolas Sarkozy, que l'on dit "éprouvé" par des déboires conjugaux, a surpris toute l'assistance (principaux responsables de l'UMP, des groupes parlementaires ainsi que des ministres), mercredi matin, lors du traditionnel petit déjeuner hebdomadaire à Matignon.
A en croire les propos rapportés par "un responsable de l'UMP" à l'AFP, Nicolas Sarkozy se serait énervé à plusieurs reprises au sujet du référendum du 29 mai. Prenant la parole après Jean-Pierre Raffarin qui, une nouvelle fois, venait de mettre en garde ses invités contre tout "défaitisme", le patron de l'UMP se serait emporté, lançant, lapidaire : "Ça fait pas mal de temps que je vous dis que c'est râpé". Ambiance…
"Il faut tout changer, notre façon de faire de la politique, le code du travail"
Imperturbable, Jean-Pierre Raffarin aurait alors repris la parole, reconnaissant que compte tenu des circonstances, il convenait d'envisager la victoire du "Non" et surtout, ses conséquences. "On serait alors en situation de crise", aurait-il dit en substance.
Une perspective qui ne semblait pas alarmer plus que ça le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui aurait affirmé que, dans une telle situation, on "pouvait faire confiance au chef de l'Etat". Une bonhomie qui aurait une nouvelle fois fait sortir Nicolas Sarkozy de ses gonds. Agacé, il aurait lancé : "Il faut tout changer, notre façon de faire de la politique, le code du travail", avant d'ajouter qu'après le 29 mai, il ferait voter les militants sur ces différents points et que "le gouvernement aura intérêt à suivre le parti".
Interrogé par Reuters jeudi matin, le porte-parole de Nicolas Sarkozy a démenti jeudi tout défaitisme du président de l'UMP : "Non, Nicolas Sarkozy n'a jamais dit que c'était perdu pour le oui. Il a dit: 'les sondages m'amènent à être pessimiste mais il faut faire campagne jusqu'au bout' ", a-t-il déclaré.
Sarkozy attaque Villepin… qui ne se sent pas concerné |
Photo archives : Nicolas Sarkozy, le 28 novembre 2004 au Bourget, lors de son élection à la tête de l'UMP.
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