© INTERNELe référendum du 29 mai divise parfois les familles françaises, et celle de l'ancien président François Mitterrand ne semble pas échapper à la règle. Ainsi, la veuve de l'ancien président de la République, Danielle Mitterrand, présidente de la fondation France-Libertés et adepte farouche de l'économie "solidaire", a clairement marqué son opposition au projet de Constitution de l'UE. "Si nous ne réagissons pas, cette Constitution libérale donnera définitivement le statut de marchandise à l'eau (...) Nous avons la responsabilité de nous élever contre une telle conception", écrivait Mme Mitterrand, dans une tribune parue dans le JDD du 20 mars.
Gilbert Mitterrand, le fils cadet et maire PS de Libourne (Gironde), s'est en revanche engagé résolument en faveur du traité, comme en témoigne sa présence au meeting du camp du oui aux côtés de François Hollande et Jack Lang à Dijon mardi, date d'anniversaire de l'élection de son père à l'Elysée en 1981. "Je voterai pour le traité constitutionnel européen", a écrit le maire de Libourne dans une tribune publiée dans le Monde du 9 septembre, avertissant que le rejet du texte "désavouerait vingt ans de politique européenne de la France".
Quant à Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, elle n'a voulu se prononcer publiquement ni pour le oui, ni pour le non. Interrogée lors de l'émission de Michel Drucker "Vivement dimanche" du 13 mars, elle n'a pas fait connaître son choix, se contentant d'affirmer son appartenance à la famille de gauche.
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