© INTERNELe non au référendum sur le traité constitutionnel européen enregistre une nouvelle progression d'un point pour atteindre 54% des intentions de vote, contre 46% au oui (-1), à trois jours du scrutin, selon un sondage TNS Sofres/Unilog pour Le Monde, RTL et LCI, rendu public jeudi. Ce sondage, réalisé les 23 et 24 mai, est le 11ème consécutif à donner le non vainqueur.
Dans cette nouvelle enquête, 20% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote, contre 25% lors du sondage précédent. 82% affirment être sûres de leur choix (+5), alors que 17% (-4) déclarent pouvoir encore changer d'avis.
Le "non" en forte hausse chez les socialistes
Le non est majoritaire à 66% dans l'électorat de gauche (EXG, PCF, PS, MRC), soit une progression de 7 points. Il est notamment en nette hausse (+5 points) chez les sympathisants socialistes dont 59% affirment qu'ils voteront non. A droite, le oui domine toujours et progresse lui aussi fortement, passant de 61% à 67% des intentions de vote sur l'ensemble de l'électorat (UDF, UMP, RPF, FN, MNR). Le oui atteint 80% chez les électeurs de l'UDF et 75% chez ceux de l'UMP. Les personnes se disant proches du FN ou du MNR sont en revanche pour le non à 90%.
Interrogés sur l'impact d'un non sur l'influence de la France en Europe, une courte majorité de sondés (45% contre 44%) pensent désormais que la France serait affaiblie. Ils n'étaient que 40% lors du précédent sondage à partager ce point de vue contre 54% d'un avis inverse.
Conjectures
Les sondés considèrent majoritairement qu'une victoire du oui faciliterait le fonctionnement des institutions européennes (58%) et qu'elle rendrait l'Europe plus forte face aux Etats-Unis ou à la Chine (54%). Ils sont également une majorité (46% contre 43%) à penser qu'elle mettrait en danger les services publics en France. Concernant une victoire du non, elle permettrait de renégocier le Traité pour aboutir à un texte plus social pour 52% des personnes interrogées et de préserver l'identité de la France en Europe pour 49% (contre 42%). En revanche 63% ne pensent pas qu'elle affaiblirait la croissance et l'emploi en France.
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile (méthode des quotas). Les intentions de vote ont été recueillies en faisant voter les interviewés dans une urne.
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