
Dominique Voynet (Verts) pour le oui, suivie de Clémentine Autain (app PCF) pour le non, ont inauguré, jeudi dans un café de Saint-Germain des Prés à Paris, un premier "speed-debating" sur la Constitution européenne. Principe de ce débat, organisé à l'initiative de plusieurs associations estudiantines : trois étudiants pour le non interrogent la personnalité favorable au oui, trois pour le oui celle qui prône le non.
La formule visait à coller à celle du "speed dating", rendez-vous de séduction chronométré à la minute. Mais devant un public d'une trentaine de personnes inclinant assez clairement pour le oui, les étudiants, dont nombre venant de Science-po ou des facultés de droit, ont pris plaisir à défendre longuement leurs convictions devant les politiques.
"Le droit de dire non"
Sénateur de Seine-Saint-Denis, Dominique Voynet n'a pas contesté la "dimension libérale " du texte, mais a estimé qu'il fallait "engranger" ce qui était proposé et s'est félicitée de "l'augmentation de la démocratie représentative". Adjointe du maire de Paris, Clémentine Autain, soulignant qu'on "a le droit de dire non", a estimé que ce projet allait "empêcher des politiques progressistes à l'avenir".
"Les arguments ne sont pas très différents chez les dockers et les étudiants", relevait à la fin du débat Mme Voynet. Mme Autain a pour sa part souhaité que le "schisme artificiel" créé à gauche par ce traité n'empêchera pas que les uns et les autres se retrouvent après le 29 mai". Prochain speed debating mercredi avec Claudie Haigneré, puis Marine Le Pen.
Photo d'ouverture : Dominique Voynet jeudi soir lors du premier "speed-debating" - DR
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