Blair va tirer sa révérence aux Travaillistes

Par Par D.H. (avec agences), le 26 septembre 2006 à 10h49 , mis à jour le 26 septembre 2006 à 15h26

Le Premier ministre britannique, qui devrait quitter le pouvoir d'ici à un an, va esquisser cet après-midi l'avenir du parti sans lui.

TF1/LCITony Blair au premier jour du congrès annuel du Labour à Manchester, le 24 septembre 2006 © TF1/LCI

Discours de Tony Blair à suivre en direct sur LCI.fr dès 15h30

"Ce sera mon dernier congrès en tant que dirigeant du parti". Après 12 ans à la tête des Travaillistes, Tony Blair clôture le 13e Congrès du Labour à Manchester -un congrès "étrange" selon ses propres termes- par un discours qui devrait être tourné vers l'avenir, à défaut d'être centré sur son départ.

Car le Premier ministre britannique l'a dit dimanche, il refuse pour le moment de parler de son départ du gouvernement, dont il a promis il y a deux semaines qu'il interviendrait "d'ici à un an", avant l'échéance prochaine de 2009-2010.

En attendant, il a enjoint les députés travaillistes, qui font pression pour qu'il parte, un an après la réélection du parti et sa confirmation à la tête du gouvernement, à se concentrer sur les dossiers plutôt que sur sa succession. Une succession que son ministre des Finances, Gordon Brown, 55 ans, prépare sérieusement. Ce dernier a parlé lundi de Tony Blair, 53 ans, comme du "dirigeant du Labour et Premier ministre ayant eu le plus de succès de tous les temps".

Ce que Cherie Blair n'aurait pas digéré. Le 10 Downing Street a démenti mais l'agence Bloomberg a affirmé (et confirmé) qu'une de ses journalistes avait entendu l'épouse du Premier ministre traiter Gorgon Brown de menteur lorsqu'il a ainsi rendu hommage à son mari.

La relation de Tony Blair avec le parti travailliste, dont il avait pris la tête en 1994, à 41 ans, le réformant de fond en comble pour en faire une formation résolument centriste, n'a pas toujours été facile. Mais tout lui a longtemps été pardonné, tant Tony Blair restait une formidable machine à gagner, qui a offert aux travaillistes trois victoires historiques successives aux élections, après 18 ans d'opposition. La guerre en Irak en 2003, son alignement sans faille avec les Etats-unis, et sur le plan intérieur certaines réformes controversées comme celle de la santé publique ont cependant inexorablement terni son étoile.

Par Par D.H. (avec agences) le 26 septembre 2006 à 10:49
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