Affrontements entre la police et des manifestants à Budapest © LCILes affrontements ont éclaté près du siège du parti socialiste à Budapest, la capitale hongroise, à l'issue d'une manifestation pacifique qui a rassemblé environ 10.000 personnes devant le siège du parlement. Ils ont opposé la police à des centaines de manifestants réclamant la démission du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany. Les manifestants lui reprochent d'avoir menti aux Hongrois en leur cachant notamment un programme d'austérité économique pour remporter les élections législatives d'avril.
Un groupe de plusieurs centaines d'individus, essentiellement des jeunes parfois cagoulés, s'est détaché en fin de manifestation pour se rendre au siège du parti socialiste. Cinquante-sept personnes ont été blessées au cours des heurts. On compte aussi 98 interpellations. Une voiture de police a été incendiée, ainsi que plusieurs poubelles, selon l'agence hongroise MTI. Des centaines de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d'autres avec des chiens de combat, ont usé de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule, essentiellement composée de jeunes parfois cagoulés qui leur ont lancé des projectiles. Le police a réussi tôt mercredi matin à disperser les derniers casseurs.
Gyurcsany affiche sa fermeté
Le Premier ministre a déclaré mercredi qu'il n'aurait "aucune patience" envers les casseurs. "Le gouvernement de la République maintient fermement le seul cap possible: la politique de réforme pour assurer le développement et l'équilibre économique" du pays, a-t-il martelé, renouvellant sa position de fermeté affichée mardi. "Nous faisons notre travail sans reculer", a-t-il dit.
Dans la nuit de lundi à mardi, quelque 3.000 personnes avaient manifesté bruyamment et saccagé les locaux de la télévision nationale. Ces violences avaient fait 150 blessés dont un grave. Mardi matin, Ferenc Gyurcsany, qui avait qualifié ces événements de "nuit la plus longue et la plus sombre de toute l'histoire de la troisième république", a exclu de démissionner. Face à la gravité de la situation, les députés hongrois ont voté mardi à la quasi-unanimité un texte condamnant les violences et appelant au calme, sur proposition des cinq partis représentés au parlement.
L'opposition prône la démission du Premier ministre |
D'après agence
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