La Francophonie affirme son rôle politique

le 28 septembre 2006 à 21h31 , mis à jour le 28 septembre 2006 à 22h14

Signe de ce "nouvel élan" de l'OIF, la situation au Liban, en Côte d'Ivoire et au Darfour occupera une place importante dans la "déclaration de Bucarest".

TF1/LCI : Sommet de la Francophonie à BucarestSommet de la Francophonie à Bucarest © TF1/LCI

Les dirigeants de 63 pays de la Francophonie, réunis jeudi à Bucarest pour un sommet de deux jours, ont prôné un renforcement de la vocation politique de cette organisation, une démarche cruciale "dans un monde en proie à des bouleversements intenses". Pour la première fois, un président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, assistait à cette réunion, qui intervient deux jours après le feu vert de Bruxelles à l'entrée dans l'UE au 1er janvier 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie, tous deux membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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Arrivé la veille à Bucarest pour une visite officielle, Jacques Chirac a chaudement plaidé en faveur d'une francophonie "solidaire, sereine et offensive, au service de la diversité et de la paix". En déplorant la "tragédie qui vient une nouvelle fois d'ensanglanter le Liban", il a appelé à ne "pas tolérer qu'au sein de notre famille la discorde propage des incendies". Le chef de l'Etat français a également souhaité une "réconciliation" en Côte d'Ivoire, estimant "que "seules des élections ouvertes et fiables (...) peuvent permettre une sortie de crise".

Absent faute d'invitation, Lahoud accuse Chirac

Signe de ce "nouvel élan" de l'OIF prôné par son secrétaire général, le Sénégalais Abdou Diouf, la situation au Liban, en Côte d'Ivoire et au Darfour occupera une place importante dans la "déclaration de Bucarest", que les participants devraient adopter à l'issue de leurs débats, vendredi. Ce sommet, le premier jamais organisé dans un pays d'Europe centrale et de l'Est, s'est également penché sur les "technologies de la communication dans l'éducation", la place du français sur internet et la "diversité culturelle", thème cher à Abdou Diouf. Le Premier ministre roumain Calin Tariceanu a ainsi annoncé le projet de son gouvernement de créer à Bucarest la première "université francophone" d'Europe centrale et de l'est, en souhaitant qu'elle devienne "un centre d'excellence" pour tous les pays de la région.

Absence notable de ce sommet, le président libanais pro-syrien Emile Lahoud, qui n'y a pas été invité, ce qui a déclenché une polémique. Minimisant la portée de cette absence, le secrétaire d'Etat roumain à la Francophonie Cristian Preda s'est félicité de la "représentation à haut niveau" du Liban, en l'occurence par son ministre de la Culture Tareq Mitri, qui a été reçu par le chef de l'Etat roumain Traian Basescu. Ce dernier avait tenu dès mercredi à défendre son "choix" de ne pas inviter Emile Lahoud, en arguant des "suspicions" dans le rapport de l'ONU sur les circonstances de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri en février 2005. Dans une interview à France Inter, Emile Lahoud a néanmoins une nouvelle fois accusé jeudi Jacques Chirac de se "mêler des affaires intérieures du Liban", en réaffirmant ne pas avoir été invité au sommet de Bucarest sur ordre du chef de l'Etat français.

D'après agence

le 28 septembre 2006 à 21:31
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1 Commentaires

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  • Roro, le 28/09/2006 à 22h17

    On y croit

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