Plus de 150 blessés dans des émeutes à Budapest

le 19 septembre 2006 à 07h13 , mis à jour le 20 septembre 2006 à 08h19

Des manifestants d'extrême-droite réclamant le départ du Premier ministre ont attaqué le bâtiment de la télévision nationale, qu'ils ont momentanément occupé.

TF1/LCI Des militants d'extrême-droite attaquent le siège de la télévision publiuqe hongroiseDes militants d'extrême-droite attaquent le siège de la télévision publiuqe hongroise © TF1/LCI

Scènes de violence dans les rues de Budapest dans la nuit de lundi à mardi. Des milliers de manifestants d'extrême-droite,selon une agence de presse locale,  réclamant le départ du Premier ministre hongrois, ont attaqué le bâtiment de la télévision nationale. Ils entendaient protester contre les aveux de "mensonges" du Premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsany. Ils ont pu pénétrer à l'intérieur du siège de la télévision pour y lire une pétition alors qu'un feu se déclarait à l'intérieur des locaux.

La police, apparemment dépassée par les événements, a cependant réussi à les en faire sortir vers quatre heures du matin, faisant usage de bombes lacrymogènes et de canons à eau, La place Szabadsag, où se trouvent les quartiers généraux de la télévision nationale, a été dégagée par la police, mais de nombreuses carcasses de voitures brulées, des bancs arrachés et des poubelles renversées, témoignaient de la violence de l'attaque lancée par les manifestants. On compte plus de 150 blessés parmi lesquels 102 membres des forces de l'ordre.

Les "conneries" du gouvernement

La radio publique hongroise avait diffusé dimanche soir l'enregistrement d'un discours à huis-clos à des députés du parti socialiste en mai dernier, où Ferenc Gyurcsany déclarait que le gouvernement n'a fait que "des conneries" et a "menti" pendant un an et demi pour cacher son projet de plan d'austérité, jugé douloureux, mais nécessaire. Après que le Premier ministre eut admis que l'enregistrement était authentique, des centaines de manifestants de droite ont réclamé sa démission lundi matin à Budapest, en campant devant le parlement, siège des pouvoirs exécutif et législatif. Dans la soirée, Fidesz avait assuré de sa complète solidarité avec les manifestants.

Mardi matin, il a annoncé qu'il voulait rétablir l'ordre "par tous les moyens". Il a écarté l'idée d'une démission et affirmé qu'il entendait poursuivre son plan de réformes. "Je tire la conclusion (de ces violences) qu'il faut poursuivre et accélérer les réformes nécessaires" engagées par son gouvernement au printemps, a-t-il déclaré.

Image LCI. Des manifestants d'extrême-droite, réclamant le départ du Premier ministre hongrois, attaquent le bâtiment de la télévision nationale.

le 19 septembre 2006 à 07:13
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15 Commentaires

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  • Voila ou mêne, le 19/09/2006 à 15h39

    Comme quoi partout en europe l'extreme droite progresse, la fin du socialisme est proche les peuples en ont plus qu'assez d'etre trompé par cette idéologie qui montre au fil du temps ces ravages !!!

  • Alain, le 19/09/2006 à 14h18

    Tiens, les socialistes mentent aussi ? Je croyais qu'il n'y avait que les gens de droite qui jouaient ce jeu là !!!!

  • Jeanne, le 19/09/2006 à 14h09

    Quelle surprise : la gauche qui a menti pour avoir le pouvoir ! Je ne suis pas du tout étonnée, l'ayant déjà constaté quand elle était au pouvoir en France ! C'est pour cela qu'il faut voter pour Nicolas Sarkozy, un homme qui dit enfin des vérités avant de se présenter !

  • Loppert, Csaba, le 19/09/2006 à 13h17

    Dans votre journal de 13 heures (19/09) vous avez qualifié la démonstration de Budapest d extreme-droite. C'est totalement faux. C'était une émeute tout a fait légitime de tout un peuple contre un premier ministre malhonnete, menteur et indigne de gouverner un pays. Dans les rangs des manifestants on trouve des gens de gauche aussi bien que celles de droite. Merci de rectifier vos informations

  • Will, le 19/09/2006 à 12h40

    C'est se qui attand la france si la gauche gagne en 2007.

  • Maret, le 19/09/2006 à 11h47

    En France nous somme habitué aux mensonges de la gauche il n'y a des émeutes que quand la droite dit la véritée ou quand la police fait sont travaille quand un homme de gauche dit la veritée il se fait virer comme celui qui a dit "il faut dégraisser le mammouth"

  • Alain, le 19/09/2006 à 11h17

    S'il fallait qu'on fasse la même chose chaque fois qu'un politicien nous raconte des craques .....

  • Laurent, le 19/09/2006 à 10h47

    Le socialisme nuit gravement à la santé des pays

  • Le Fourbe, le 19/09/2006 à 10h35

    Le vent tourne dans toute l'Europe !!! la peur change de Camp il etait temps mais il reste encore du chemin pour briser cette chape de plomb ici en France !!!!

  • Sebastien, le 19/09/2006 à 10h14

    J'y étais. Le pays n'a pas connu un soulevement instinctif aussi violent depuis longtemps. De ce fait il aurrait été bon de vérifier vos infos avant de faire de la désinformations. - "des miliers" non ! des dizaines de miliers - "extreme droite" non pas du tout ! de tout bord. tout le pays est excédé par ses politiciens. c'est justement ce qu'il y a de graves. c'est justement pour cela que les faits sont si remarquable. ce ne sont pas du tout des coups de gueules d'extremes droite. merci de diffuser pour permettre au gens de se faire leur avis

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