Manifestation pacifique devant le Parlement à Budapest © TF1/LCIAprès la troisième nuit de manifestations à Budapest pour réclamer la démission du Premier ministre, Ferenc Gyurcsany, le calme est revenu ce matin dans la capitale. En fin de soirée mercredi, une petite centaine de skinheads a provoqué des incidents dans le centre-ville, en marge d'une manifestation pacifique qui a rassemblée plus de 10.000 personnes devant le Parlement.
Les policiers, mieux préparés que les nuits précédentes ont interpellé 62 personnes, dont sept ont été rapidement remises en liberté. Selon un bilan des autorités, on compte 17 blessés, dont trois grièvement, un bilan en baisse par rapport à la veille. Mais contrairement aux deux nuits précédentes de violence, aucun policier n'a été blessé, selon une porte-parole de la police. La police a dispersé les manifestants vers 03H00 du matin, et a ensuite quitté les lieux.
255 blessés, 200 interpellés
Au total depuis le début des violences lundi soir, près de 255 personnes ont été blessées, sur la base des chiffres quotidiens officiels, et la police a annoncé avoir procédé à plus de 200 interpellations. Par ailleurs, une fausse alerte à la bombe, finalement levée, a perturbé pendant environ une heure le trafic ferroviaire de la gare de l'est à Budapest.
Depuis lundi soir, des manifestations dégénèrent chaque nuit en violences dans la capitale hongroise. Ces manifestations ont été provoquées par la diffusion dimanche d'un enregistrement sonore d'une vive discussion à huis clos entre Ferenc Gyurcsany et le groupe parlementaire socialiste datant du mois de mai. Dans cet enregistrement, le premier ministre reconnaît avoir "menti" aux Hongrois et leur avoir caché un projet d'austérité économique pour gagner les élections législatives d'avril.
D'après agence
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