Tony Blair au premier jour du congrès annuel du Labour à Manchester, le 24 septembre 2006 © TF1/LCINe pas parler des sujets qui fâchent. Tony Blair a appelé dimanche les travaillistes britanniques à se concentrer sur les dossiers plutôt que sur sa succession, refusant lui-même de l'envisager. Interrogé sur la BBC au premier jour du congrès annuel du Labour, à Manchester, le Premier ministre a également refusé de réaffirmer clairement son soutien à son successeur présumé Gordon Brown, préférant souligner le "danger" pour les travaillistes des tensions des dernières semaines, au moment où les conservateurs ont pris la tête des sondages. Il a d'ailleurs refusé de préciser la date précise de son départ.
Il a salué en son ministre des Finances "un chancelier fantastique" qui a très bien servi le pays et le parti. Mais en dépit des sollicitations, il n'a pas voulu répéter des déclarations antérieures selon lesquelles Gordon Brown ferait un "excellent Premier ministre". "Je ne renie rien de ce que j'ai dit dans le passé, mais cette semaine, je parle au public, des sujets qui le préoccupent. Il nous faut établir un agenda pour l'avenir. Cette semaine, nous devons nous reconnecter avec le public", a insisté Tony Blair. "La question de la succession sera traitée en son temps."
Peu charismatique Ce congrès travailliste est son 13ème et dernier en tant que chef du parti, et Tony Blair a admis qu'il trouvait ça "étrange". Mais il s'est refusé à toute nostalgie.
Le congrès est à hauts risques pour le peu charismatique Gordon Brown, qui devra, dans son discours de lundi devant les 12.000 délégués, montrer qu'il est l'homme pouvant redonner espoir à des travaillistes qui doutent de l'avenir.
D'après agence
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