Tragique accident d'un train rapide

le 22 septembre 2006 à 13h22 , mis à jour le 22 septembre 2006 à 22h38

Le train allemand a heurté un véhicule de travaux à 200 km/h alors qu'il circulait sur une voie d'essai. Il y a 23 morts et 10 blessés.

TF1-LCI, accident de train en Allemagne le 22 sept 2006Accident de train en Allemagne le 22 septembre 2006 © LCI

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Les images de l'accident

Vingt-trois personnes ont été tuées et dix autres blessées vendredi dans l'accident d'un train à sustentation magnétique Transrapid dans le nord-ouest de l'Allemagne, a indiqué la police locale. Alors que la police avait fait état dans un premier temps d'au moins 20 blessés, le bilan s'est rapidement alourdi, compte tenu de la violence du choc, dont témoignaient des ferrailles enchevêtrées, la rame sortie de la voie, des débris du train et des vêtements de victimes jonchant le sol sur des dizaines de mètres. L'accident est survenu entre Lathen et Melstrup, près de la frontière néerlandaise, sur une ligne d'essai de 31,5 km présentée comme la plus longue d'Europe.

Arrivée sur place dans la soirée, la chancelière Angela Merkel a présenté ses condoléances aux victimes : "C'est une triste circonstance qui m'amène", a-t-elle déclaré, vêtue de noir. D'après la société d'exploitation Industrieanlagen-Betriebsgesellschaft (IAGB), l'accident est à mettre sur le compte d'une erreur humaine et ne pourrait pas s'expliquer par une erreur technique. "Nous sommes profondément touchés par cet accident et allons en élucider les circonstances exactes le plus rapidement possible", a dit le gérant d'IAGB.

Une erreur humaine ?

Le Transrapid, fabriqué par un consortium réunissant les groupes allemands Siemens et ThyssenKrupp, peut atteindre la vitesse de 450 km/h sur cette voie d'essai longue de 30 km, en service depuis 1984 et qui est également utilisée pour transporter des touristes. La Chine est le seul pays au monde où il est exploité commercialement, sur une liaison d'une trentaine de kilomètres entre Shanghai et son aéroport. Des négociations sont en cours pour un prolongement d'environ 200 kilomètres, entre Shanghai et Hangzhou, un contrat évalué à 4,3 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros).

Ce train est une merveille technologique mais aussi un gouffre financier pour ses concepteurs. Il ne dispose pas de roues, mais d'électro-aimants. Dès que le courant circule, le véhicule s'élève grâce aux aimants et un système électronique permet au train de rester suspendu continuellement à 10 millimètres au-dessus de la ligne ferroviaire. La propulsion de la machine se fait sous forme de bobines d'électro-aimants placées sur la voie. Celle-ci peut-être construite soit à même le sol, soit sur des piliers de béton qui peuvent atteindre une hauteur de 4,70 mètres.

D'après agence 

La France "solidaire"

Jacques Chirac a exprimé ses condoléances à la chancelière allemande Angela Merkel, avant son arrivée samedi matin en France. Avant le chef de l'Etat, le ministre des Transports Dominique Perben a fait part de "l'émotion" et de "la solidarité" de la France, qui fête les 25 ans du TGV, avec l'Allemagne après l'accident du Transrapid.

le 22 septembre 2006 à 13:22
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1 Commentaires

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  • Richard, le 22/09/2006 à 16h49

    Sauf erreur, l'aérotrain, monorail et à sustentation magnétique n'est pas vraiment une nouveauté, puisqu'un ingénieur français, du nom de Bertin je crois, a depuis fort longtemps créé ce moyen de transport; la première ligne, entre Orléans et Paris, n'a pu être "commercialisée", la SNCF étant contre. M. Bertin a pu voir réaliser ce train à sustentation magnétique...au Japon.

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