Le 50e anniversaire de l'insurrection sous tension

Par Par D.H. (avec agences), le 23 octobre 2006 à 17h18 , mis à jour le 24 octobre 2006 à 08h54

La police a dispersé de manière musclée les milliers de manifestants d'extrême-droite en marge du cinquantenaire du soulèvement contre les Soviétiques.

TF1-LCI : Manifestation contre le Premier ministre lors des célébrations du 50e anniversaire de l'insurrection de 1956 à Budapest, le 23 octobre 2006Manifestation contre le Premier ministre lors des célébrations du 50e anniversaire de l'insurrection de 1956 à Budapest, le 23 octobre 2006 © TF1-LCI

Plusieurs milliers de policiers en gilets pare-balles ont été déployés lundi à Budapest pour rétablir l'ordre dans la capitale hongroise, où de violents affrontements ont eu lieu avec des manifestants antigouvernementaux qui tentaient de troubler la célébration du 50e anniversaire de l'insurrection de 1956 contre les Soviétiques. La police a même appelé même toutes les personnes, y compris les journalistes, à quitter la place Kossuth (devant le parlement) où étaient organisées les cérémonies officielles avec la participation de plus de 50 délégations étrangères. Des hélicoptères de la police ont survolé les zones où se réunissaient les manifestants. Une quarantaine de personnes ont été légèrement blessées, selon le dernier décompte des services de secours

Balles en caoutchouc, gaz lacrymogènes et un canon à eau ont été utilisées afin de disperser les milliers de manifestants antigouvernementaux qui s'étaient donné rendez-vous aux différents points "stratégiques" de la révolution de 1956 et qui marchaient sur le parlement. Ils avaient attaqué les barrières érigées pour la protection de la place Kossuth où 200 à 300 manifestants avaient déjà été délogés dans la nuit. La police a indiqué avoir trouvé dans leurs tentes des couteaux, des billes de métal, des briques et des pierres dissimulés dans des chaussettes, ainsi que du carburant et de la glycérine. Ailleurs, des manifestants s'étaient emparés d'un autobus et l'avaient placé en travers de l'avenue Bajcsy-Zsilinszky pour s'y protéger. Ils affrontaient la police en lançant des blocs de pierre et des pièces métalliques.

Dans le même temps, le principal parti de l'opposition de droite, le Fidesz, a boycotté le programme officiel organisé par le gouvernement du socialiste Ferenc Gyurcsany, dont les manifestants réclament la démission depuis un mois car il a reconnu avoir menti au sujet de l'économie pour remporter les élections d'avril dernier. Le président de l'opposition de droite, l'ancien Premier ministre Viktor Orban,  s'est adressé à une foule de plus de 10.000 personnes et exigé une nouvelle fois la démission du Premier ministre.

Par Par D.H. (avec agences) le 23 octobre 2006 à 17:18
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4 Commentaires

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  • Michel, le 24/10/2006 à 16h43

    Ca me rapppelle une des rares manifestations auxquelles j'ai participé, dix ou quinze ans après ces évènements. "Français, souviens toi, Budapest" était le slogan martelé par un jeune politicien nommé Le Pen.

  • Yzco, le 24/10/2006 à 06h42

    Compte rendu rédigé par un journaliste "sovietique" de qui se croit encore en 1956. Même les communistes hongrois (actuellement dits "socialistes") n'osent faire un compte rendu aussi mensongére, pourtant ils sont champion du monde ddes mensonges.

  • Alain, le 23/10/2006 à 22h18

    Qu'est ce que vous appelez des manifestants "d'extreme droite"??? Des gens qui refusent la corruption et les mensonges. Dans ce cas, il y a beaucoup de sympatisants dans beaucoup de pays

  • Momo, le 23/10/2006 à 20h52

    Quand je pense que ces défilés et cet anniversaire ( et la répression) sont organisés par des socialistes issus du régime communistes pro-ex-URSS, cela me laisse réveur.

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