Rassemblement d'opposants au gouvernement devant le Parlement de Budapest, le 23 septembre 2006 © TF1/LCILa Hongrie vote ce dimanche pour des élections locales dont l'opposition de droite veut faire un plébiscite contre le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, après deux semaines de manifestations suscitées par ses aveux de mensonges sur sa politique économique. Près de 8,2 millions de Hongrois sont invités, jusqu'à 19h (17h GMT), à renouveler l'ensemble des conseils municipaux ainsi que les 20 assemblées départementales.
Le principal parti d'opposition de droite, le Fidesz, a exigé par la voix de son chef Viktor Orban une démission de Ferenc Gyurcsany en cas de défaite de la coalition socialiste-libérale au pouvoir, ce que le chef du gouvernement a formellement exclu. "Je ne vois aucune raison de considérer ce scrutin comme un référendum sur le gouvernement (ni) aucune raison de démissionner", a-t-il déclaré dimanche matin en votant. "Je suis on ne peut plus déterminé à poursuivre notre programme" de réformes, a-t-il ajouté.
20.000 manifestants
Ferenc Gyurcsany a été confronté ces deux dernières semaines à un mouvement de protestation de droite et d'extrême droite après avoir admis, dans un enregistrement diffusé le 17 septembre, avoir menti sur sa politique de rigueur économique pour être reconduit au pouvoir en avril dernier. Le mouvement avait culminé le 23 septembre devant le parlement de Budapest avec plus de 20.000 manifestants. Il a été gelé vendredi à minuit à l'approche du scrutin mais pourrait reprendre dès la fin de celui-ci, selon des organisateurs.
D'après des analystes, ces violences ont nui au Fidesz, qui bénéficiait auparavant d'une avance de 12 points sur les socialistes dans les sondages, et pourraient notamment renforcer la position du maire libéral sortant de Budapest, Gabor Demszky. Les résultats officiels devaient être connus tard dans la soirée, a indiqué dimanche une porte-parole du Bureau électoral national.
D'après agence
Le président appelle à voter une motion de censure |
Interpellé par l'opposition de droite Fidesz à démettre Ferenc Gyurcsany après ses aveux de mensonges le 17 septembre, le président s'était déclaré incompétent et avait renvoyé l'affaire au parlement. Il avait alors parlé de "crise morale".
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