Vladimir Poutine lors d'un dîner avec les 25 de l'Union europénne en Finlande, le 20 octobre 2006 © TF1/LCIUn pas en avant vers l'Ouest, un pas en arrière vers l'Est. Vladimir Poutine s'est montré conciliant vendredi avec l'Union européenne sur les questions énergétiques, mais a fait une violente sortie contre la Géorgie, qu'il a accusée de préparer un "bain de sang" en Abkhazie et en Ossétie du Sud.
A l'issue d'un dîner avec les 25 à Lahti, en Finlande, le président russe s'est dit prêt à accéder aux demandes des Européens d'établir des principes clairs de "prévisibilité" et de "stabilité" dans les relations énergétiques UE-Russie. "Je voudrais que la coopération soit non seulement mutuellement bénéfique mais qu'elle soit fondée sur des principes communs", a déclaré le président russe. Il a précisé qu'il avait avec les dirigeants de l'UE "confirmé que la coopération devait reposer sur les principes de prévisibilité et stabilité des marchés, et aussi sur la responsabilité réciproque des producteurs et consommateurs d'énergie".
"Bain de sang"
Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso a lui ausi souligné qu'il ne fallait pas "que l'énergie divise la Russie et l'Europe comme le communisme l'a fait dans le passé". Vladimir Poutine a d'ailleurs assuré que la décision du monopole du gaz Gazprom d'exploiter seul le gigantesque gisement gazier Chtokman en mer de Barents ne change pas "les règles du jeu" en Russie.
Mais alors que les Européens essaient de calmer les vives tensions entre la Géorgie et la Russie, Vladimir Poutine a accusé la Géorgie de faire le choix de la "voie militaire" et de préparer un "bain de sang" dans les territoires indépendantistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, que Tbilissi accuse Moscou de soutenir. Il a aussi accusé la Géorgie d'être seule responsable de la détérioration des relations entre Tbilissi et Moscou.
La Russie a imposé un blocus économique de la Géorgie et expulsé par centaines des Géorgiens de son territoire après l'arrestation fin septembre en Géorgie d'officiers russes accusés d'espionnage et malgré leur renvoi vers Moscou.
D'après agence
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