© AFP / Peter MUHLYLa réunion débutant ce mercredi à Saint Andrews, en Ecosse, se présente comme celle de la dernière chance pour relancer les institutions nord-irlandaises, au point mort depuis 4 ans. Au cours de cette rencontre de trois jours, Tony Blair et son homologue Bertie Ahern vont tenter d'obtenir "un accord final" entre les Nord-Irlandais, qui selon le Premier ministre britannique est désormais à portée de main.
Les deux capitales ont fixé un ultimatum au 24 novembre, pour que catholiques républicains et protestants unionistes s'accordent sur le partage du pouvoir au sein des institutions locales. Faute de quoi, a déjà prévenu le gouvernement britannique, l'Assemblée de Belfast sera supprimée dans un délai d'une semaine, et l'Irlande du Nord sera gouvernée par Londres, avec la participation de Dublin. L'Assemblée de Belfast avait été mise en place après les accords du Vendredi-Saint conclus en 1998, accords qui avaient mis fin à des violences qui avaient fait 3600 morts en 30 ans. Mais elle ne siège plus depuis 2002, victime de la crise de confiance entre républicains et loyalistes.
Signes encourageants
La pression est en particulier sur les épaules du dirigeant loyaliste, Ian Paisley, chef du parti DUP, qui s'oppose depuis longtemps à un partage du pouvoir avec le Sinn Féin, la branche politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). Pour Gerry Adams, le chef du Sinn Féin, le pasteur Paisley n'a d'autre choix que de passer un compromis. "La question n'est plus de savoir si le DUP passera un accord, mais quand", a-t-il dit à des militants Sinn Féin réunis à Belfast mardi. Peter Hain, le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord, s'est borné à constater mercredi qu'Ian Paisley "dit non depuis très longtemps".
Mais Ian Paisley, irréductible jusqu'ici, semble aujourd'hui mieux disposé. Lundi, on l'a vu serrer pour la première fois la main du primat catholique d'Irlande Sean Brady, signe de détente particulièrement bienvenu, après une discussion à l'assemblée régionale de Belfast qualifiée des deux côtés "d'utile et constructive". L'espoir d'une conclusion positive des discussions de Saint-Andrews a aussi été relancé la semaine dernière par la publication d'un rapport d'experts affirmant que l'IRA a renoncé définitivement à la violence, comme l'organisation paramilitaire en avait fait la promesse l'an dernier. Mais de nombreuses divergences devront encore être aplanies durant ces trois jours de discussions, où Tony Blair poussera au maximum pour parvenir à un résultat. Il a fait de la question nord-irlandaise une de ses priorités pour ses derniers mois au pouvoir.
D'après agence
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