Rome : soupçons sur le métro accidenté

le 19 octobre 2006 à 10h10 , mis à jour le 19 octobre 2006 à 11h50

Selon plusieurs quotidiens italiens, le métro qui a percuté mardi une rame à l'arrêt avait déjà déraillé lors de tests.

TF1/LCI : Blessé évacué après la collision entre deux métros à RomeBlessé évacué après la collision entre deux métros à Rome © TF1/LCI

La collision entre deux rames de métro, mardi matin à Rome en pleine heure de pointe, a fait un mort et plus d'une centaine de blessés. Une enquête a été lancée ; les premiers témoignages sur les causes de l'accident évoquaient le non respect d'un feu rouge par le conducteur de la rame venant par l'arrière. D'emblée, le maire de Rome avait exclu un problème technique, "parce que ce sont des métros neufs et qui fonctionnent parfaitement." La rame qui a heurté le métro à l'arrêt était en effet l'une des plus récentes mises en circulation à Rome, et de fabrication espagnole.

Mais cette certitude en la fiabilité du métro semble remise en cause par les médias italiens. Selon plusieurs quotidiens, la rame impliquée dans l'accident avait déjà connu des problèmes graves lors de tests. Le 28 avril 2005, alors qu'elle était en phase d'essais à vide, elle avait déraillé de manière spectaculaire en défonçant un mur de séparation. Le conducteur était sorti indemne de l'accident, et la rame avait ensuite subi de nombreux contrôles techniques avant d'être mise en service.

Le conducteur sera-t-il en état de témoigner ?

La Repubblica va plus loin : "La rame avait déraillé parce que les freins n'avaient pas fonctionné", affirme le quotidien. Une affirmation qui devra être examinée de près par les enquêteurs : selon les premiers éléments tirés de l'enregistrement des conversations entre le conducteur et la centrale de contrôle du trafic, cette dernière l'aurait autorisé à passer à un feu rouge... tout en respectant une vitesse modérée, pour désengorger le trafic, a affirmé l'agence Ansa.

Le conducteur de la rame en cause a été mis en examen mercredi. On ingore encore s'il est en état de témoigner : lors de l'accident, il avait perdu la mémoire des quelques minutes ayant précédé la collision. Le conducteur "ne se souvient de rien", avait déclaré le responsable des urgences de l'hôpital où il avait été conduit l'homme, en évoquant "un choc très violent (...)".

D'après agence

le 19 octobre 2006 à 10:10
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