Alexandre Litvinenko, sur son lit d'hôpital à Londres © TF1/LCI"Improbable". Contredisant les affirmations antérieures d'un toxicologue, l'hôpital a annoncé mardi soir que l'ex-agent russe ne pouvait pas avoir été empoisonné par du thallium. "Sur la base des résultats (d'examens) que nous avons reçus aujourd'hui et d'analyses cliniques de M. Litvinenko, l'empoisonnement au thallium est improbable", a ajouté l'hôpital.
Le Dr Amit Nathwani, un médecin traitant Alexandre Litvinenko a ensuite précisé devant l'University College Hospital qu'on ne saurait peut-être jamais avec certitude quelle substance avait servi à empoisonner l'ex-agent russe, qui luttait toujours mardi contre la mort dans une unité de soins intensifs. Plus tôt dans la journée, un toxicologue, John Henry, avait affirmé que le patient avait peut-être été victime de "thallium radioactif".
Asile politique
"Il a des symptômes concordant avec un empoisonnement au thallium, et aussi des symptômes concordant avec un autre type de poison. Ce n'est donc pas du thallium à 100%, c'est peut-être du thallium radioactif", avait déclaré John Henry à la presse, devant l'University College Hospital où est soigné le transfuge du FSB (l'ex-KGB). "Cela ajoute une nouvelle dimension à cette affaire", a-t-il déclaré, précisant que Litvinenko, 41 ans, très affaibli et qui a perdu tous ses cheveux, aurait peut-être besoin d'une greffe de moëlle osseuse. "Il ne va pas mieux, mais il s'accroche", a-t-il ajouté, estimant n'avoir "jamais vu un pire cas" que celui-ci en terme d'intoxication au thallium.
Alexandre Litvinenko aurait peu avant son empoisonnement reçu des documents d'un "contact" italien sur la mort de la journaliste russe d'opposition Anna Politkovskaïa, assassinée à Moscou le 7 octobre. Il avait reçu l'asile politique au Royaume-Uni en 2001 après avoir déjoué un complot présumé du FSB contre l'oligarque russe Boris Berezovski, résidant également au Royaume-Uni.
D'après agence
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