Le gouvernement traque les extrémistes à la fac

le 17 novembre 2006 à 17h16 , mis à jour le 17 novembre 2006 à 17h46

Deux des auteurs des attentats suicide du 7 juillet 2005 à Londres, qui ont fait 56 morts et 700 blessés, avaient fréquenté des universités du pays.

Londres sous surveillance après avoir déjoué des attenats qui visaient des avions en juillet 2005Londres sous surveillance après avoir déjoué des attenats qui visaient des avions en juillet 2005 © TF1/LCI

"Il y a des preuves sérieuses, mais pas à grande échelle, d'actions d'extrémistes islamistes dans des institutions de l'enseignement supérieur", a affirmé le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Bill Rammell. Pour cela, le gouvernement britannique a publié ce vendredi des directives adressées aux facs. Objectif selon le gouvernement : lutter contre les extrémistes qui prêchent la haine et cherchent à recruter au nom de l'islam.

"L'extrémisme violent au nom de l'islam est réel, crédible et alimente la menace sur la Grande-Bretagne", a déclaré Bill Rammell. Selon lui, les nouvelles directives "ne ciblent pas une communauté en particulier". Toutefois, les autorités sont particulièrement préoccupées par la radicalisation de jeunes musulmans britanniques depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005 à Londres. Deux de leurs auteurs avaient fréquentés des universités du pays. "C'est une question sérieuse, nous devons y faire face", a-t-il déclaré sur la BBC.

"Manipuler les plus impressionnables"

Selon un rapport du centre des études du renseignement et de la sécurité, paru l'an dernier, des groupes extrémistes, dont des organisations islamistes, sont actifs dans les universités de Grande-Bretagne. Selon son auteur, Anthony Glees, la "menace (est) sérieuse". "On a découvert que les autorités universitaires ne sont pas au courant de l'existence d'activités subversives dans leur propre établissement", a-t-il affirmé. Il estime que des "groupes extrémistes" sont présents dans plus d'une vingtaine d'institutions du pays. "Leur nombre n'est peut-être pas très élevé, mais il n'y a pas besoin d'en avoir un grand nombre pour perpétrer des actes de terrorisme", a-t-il estimé.

Selon le cheikh Mousa Aboubakar Admani, aumônier musulman à la London Métropolitan University, des "groupes radicaux utilisent des vidéos pour manipuler et dominer les jeunes les plus impressionnables." "Nous parlons de gens pleins de haine (...) de l'Occident en particulier", a-t-il expliqué. Conseiller du secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, il dirige une organisation caritative, le Luqman Institute of Education and Development, qui tente à l'aide d'éducateurs de "désembrigader" les jeunes tombés sous la coupe des extrémistes.

(D'après agence)

le 17 novembre 2006 à 17:16
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