L'aéroport de Madrid après un attentat à la voiture piégée, le 30 décembre 2006 © TF1/LCIDevant le Parlement espagnol, le chef du gouvernement José Luis Zapatero a appelé lundi à la constitution d'un "grand consensus national" pour répondre "au défi de l'ETA", qui a rompu son cessez-le-feu le 30 décembre par un attentat meurtrier à Madrid.
"Il est plus que jamais nécessaire que nous réaffirmions notre unité et notre volonté d'affronter ensemble le défi du terrorisme", a déclaré José Lui Zapatero, qui a réclamé un nouveau pacte antiterroriste, comme celui qui existe depuis 2000 entre sa formation et le Parti populaire de droite. Il a souhaité que ce pacte "rassemble non seulement les 20 millions d'électeurs des deux partis mais toutes les forces politiques", notamment le Parti nationaliste basque (PNV) au pouvoir au Pays Basque.
"Point final" au processus de paix
Le chef du gouvernement avait commencé son intervention par une autocritique, reconnaissant l'"erreur manifeste" qu'il avait commise, en assurant à la veille de l'attentat de Madrid que le processus de paix engagé avec l'ETA irait "beaucoup mieux dans un an", en dépit des blocages rencontrés.
Le chef du gouvernement a réaffirmé que cet attentat avait mis "un point final" au processus de paix avec l'organisation indépendantiste basque, qui avait annoncé neuf mois plus tôt un cessez-le-feu permanent. "Jamais, jamais, il n'y aura de dialogue avec la violence", a martelé José Luis Zapatero à l'adresse de l'ETA, promettant "la plus grande fermeté des moyens" de l'Etat de droit et un "renforcement de la coopération avec la France" pour poursuivre ses membres et les faire traduire en justice.
D'après agence
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