L'aéroport de Madrid après un attentat à la voiture piégée, le 30 décembre 2006 © TF1/LCI"Rompu, liquidé, terminé". Le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a officialisé mardi en fin d'après-midi la décision du gouvernement : trois jours après l'attentat perpétré samedi à Madrid par l'organisation indépendantiste basque, il met un terme aux pourparlers entamé au printemps dernier à la suite du "cessez-le-feu permanent" décrété unilatéralement le 22 mars par ETA.
Le ministre répondait en fait à une question posée par un journaliste lors d'une conférence de presse. Si la droite "veut que l'on dise que le processus est rompu, évidemment qu'il est rompu, qu'il est liquidé, évidemment qu'il est liquidé, qu'il est terminé, évidemment qu'il est terminé", a-t-il lancé. "ETA a été celle qui a rompu, liquidé, terminé le processus de paix", a-t-il ajouté.
Le gouvernement répond ainsi à la pression de l'opposition conservatrice qui exigeait du chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, de déclarer officiellement rompu le processus de paix. Samedi, le Premier ministre avait annoncé qu'il avait ordonné de "suspendre toutes les initiatives" liées à ce processus. Mais le Parti populaire avait estimé que cette "suspension" laissait entrouverte la porte à d'éventuelles futures négociations avec ETA.
Selon le dernier bilan, l'attentat, commis dans un parking de l'aéroport Madrid-Barajas, a fait deux disparus -deux Equatoriens qui dormaient dans leur voiture. Selon le directeur des sources, les chances de les retrouver vivants "sont presque nulles". Si les deux hommes sont effectivement retrouvés morts, il s'agirait des deux premières personnes tuées depuis mai 2003 par ETA.
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