Le corps d'une deuxième victime sorti des décombres après l'attentat à l'aéroport de Madrid, le 6 janvier 2007 © TF1/LCILe corps sans vie du second Equatorien porté disparu après l'attentat commis le 30 décembre par l'ETA à l'aéroport de Madrid, a été extrait samedi matin de la voiture dans laquelle il avait péri. Le cadavre enveloppé dans une couverture de survie a été transféré par les pompiers à l'hôpital de campagne installé à proximité du parking où a eu lieu l'explosion.
Une autopsie devait être réalisée dans la journée dans un institut légal de Madrid, comme cela avait été effectué jeudi pour la première victime équatorienne de cet attentat du groupe armé basque. La famille de Diego Armando Estacio attendait dans un hôtel proche du terminal 4 de l'aéroport de Madrid-Barajas afin de pouvoir reconnaître formellement le corps, qui doit ensuite être transféré par vol spécial vers son pays d'origine.
Le corps d'une première victime rapatrié vers l'Equateur jeudi
La voiture de l'Equatorien avait été dégagée peu auparavant des tas de gravats par les équipes de secours. Le corps avait été localisé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'intérieur de sa voiture dans le parking en grande partie détruit par la forte charge explosive de l'ETA. Mais les pompiers n'ont ensuite pu progresser que très lentement pour dégager le véhicule en raison de l'instabilité de la structure en béton du parking détruit.
Le corps d'une première victime également équatorienne, Carlos Alonso Palate, 34 ans, retrouvé mercredi soir, a été rapatrié vers l'Equateur jeudi. Les deux Equatoriens dormaient chacun dans leur voiture en attendant l'arrivée de proches par un vol et ont été pris dans la puissante explosion d'une camionnette piégée garée dans le parking.
Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a reconnu samedi que cet attentat avait mis "un point final" au processus de paix engagé en mars 2006 à la suite de la trêve du groupe armé basque. Le chef de l'exécutif, qui s'exprimait en marge d'une cérémonie d'hommage aux forces armées espagnoles, a ainsi confirmé les propos tenus mardi par son ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba qui avait décrit le processus de paix comme "rompu, liquidé, terminé".
D'après agence
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