Les Espagnols défilent dans les rues de Madrid contre toute négociation avec ETA © TF1/LCIIls étaient près de 200.000 à manifester samedi dans les rues de la capitale espagnole avec un même mot d'ordre : non à toute négociation avec ETA. Les manifestants emmenés par les leaders du Parti populaire (PP, opposition de droite) ont réclamé la démission du chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, qu'ils accusent de vouloir dialoguer avec l'organisation séparatiste basque. Les participants au rassemblement organisé en fin d'après-midi au centre de Madrid scandaient "L'ETA on la vainc, on ne la convainc pas". Le secrétaire d'Etat à la Communication, Fernando Moraleda, a estimé que ce rassemblement avait été organisé "contre le gouvernement", plus que contre l'ETA.
Cette manifestation est intervenue trois semaines après un autre rassemblement "pour la paix et contre le terrorisme", organisé à Madrid par des Equatoriens vivant en Espagne (les deux morts de l'aéroport étaient Equatoriens) avec l'appui de syndicats et partis de gauche, mais sans la participation du PP. Ces manifestations successives et concurrentes illustrent la division politique provoquée par la question basque en Espagne, où l'opposition de droite demande au gouvernement Zapatero de vaincre l'ETA seulement par la répression, excluant tout dialogue.
Un cessez-le-feu pas respecté
Le président du PP, Mariano Rajoy, a réaffirmé samedi peu avant la manifestation qu'il serait prêt à soutenir le gouvernement si ce dernier "rectifiait" sa position et "disait clairement qu'il n'allait pas négocier avec l'ETA". Cette dernière avait annoncé en mars un cessez-le-feu permanent, qui avait ouvert la voie à un dialogue avec le gouvernement Zapatero, un processus interrompu par l'attentat à l'aéroport de Madrid du 30 décembre.
Une autre manifestation, convoquée par l'évêque de Bilbao, Mgr Ricardo Blazquez, a rassemblé samedi plusieurs centaines de personnes dans la métropole du Pays Basque. Mgr Blazquez a demandé avec force à l'ETA, responsable de plus de 800 morts en près de 40 de violences, de disparaître "définitivement et sans contreparties" et de demander "pardon" à ses victimes. D'autres ont eu lieu à Barcelone, Vigo ou encore La Corogne.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




