Madrid dans la rue contre toute négociation avec ETA

le 04 février 2007 à 08h23 , mis à jour le 04 février 2007 à 08h30

Un mois après l'attentat d'ETA à l'aéroport de Madrid, près de 200.000 manifestants mobilisés par l'opposition conservatrice ont défilé samedi.

Les Espagnols défilent dans les rues de Madrid contre toute négociation avec ETALes Espagnols défilent dans les rues de Madrid contre toute négociation avec ETA © TF1/LCI

Ils étaient près de 200.000 à manifester samedi dans les rues de la capitale espagnole avec un même mot d'ordre : non à toute négociation avec ETA. Les manifestants emmenés par les leaders du Parti populaire (PP, opposition de droite) ont réclamé la démission du chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, qu'ils accusent de vouloir dialoguer avec l'organisation séparatiste basque. Les participants au rassemblement organisé en fin d'après-midi au centre de Madrid scandaient "L'ETA on la vainc, on ne la convainc pas". Le secrétaire d'Etat à la Communication, Fernando Moraleda, a estimé que ce rassemblement avait été organisé "contre le gouvernement", plus que contre l'ETA.

Cette manifestation est intervenue trois semaines après un autre rassemblement "pour la paix et contre le terrorisme", organisé à Madrid par des Equatoriens vivant en Espagne (les deux morts de l'aéroport étaient Equatoriens) avec l'appui de syndicats et partis de gauche, mais sans la participation du PP. Ces manifestations successives et concurrentes illustrent la division politique provoquée par la question basque en Espagne, où l'opposition de droite demande au gouvernement Zapatero de vaincre l'ETA seulement par la répression, excluant tout dialogue.

Un cessez-le-feu pas respecté

Le président du PP, Mariano Rajoy, a réaffirmé samedi peu avant la manifestation qu'il serait prêt à soutenir le gouvernement si ce dernier "rectifiait" sa position et "disait clairement qu'il n'allait pas négocier avec l'ETA". Cette dernière avait annoncé en mars un cessez-le-feu permanent, qui avait ouvert la voie à un dialogue avec le gouvernement Zapatero, un processus interrompu par l'attentat à l'aéroport de Madrid du 30 décembre.

Une autre manifestation, convoquée par l'évêque de Bilbao, Mgr Ricardo Blazquez, a rassemblé samedi plusieurs centaines de personnes dans la métropole du Pays Basque. Mgr Blazquez a demandé avec force à l'ETA, responsable de plus de 800 morts en près de 40 de violences, de disparaître "définitivement et sans contreparties" et de demander "pardon" à ses victimes. D'autres ont eu lieu à Barcelone, Vigo ou encore La Corogne.

(D'après agence)

le 04 février 2007 à 08:23
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • JLL, le 04/02/2007 à 14h03

    Il semble que la violence devienne le principal mode d'expression des mécontents. Voyous banlieusards, fanas de football, terroristes,... font impunément régner la terreur. A quand une répression ferme et dissuasive ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience