Le Marocain Belhadj, dit "l'Afghan", l'un des "cerveaux" présumés des attentats du 11 mars, au 2e jour du procès à Madrid (16 février 2007) © TF1/LCILe Marocain Youssef Belhadj, dit "l'Afghan", l'un des cerveaux présumés des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, a nié vendredi à son tour toute implication dans ce massacre terroriste et tout lien avec Al-Qaïda. Au deuxième jour du procès, il a calqué sa défense sur celle du premier accusé, Rabei Ousmane Sayed Ahmed, alias "Mohammed l'Egyptien", qui avait nié en bloc jeudi à l'ouverture du procès être l'un des organisateurs de la tuerie.
Il a également nié être "Abou Doujanah l'Afghan", porte-parole d'Al-Qaïda en Europe, qui apparaît sur une vidéo revendiquant les attentats, comme l'affirme l'accusation, tout comme il a nié appartenir au Groupe islamique combattant marocain (GICM), une "filiale" d'Al-Qaïda impliquée selon l'accusation dans les attaques contre les trains de banlieue de la capitale espagnole. Il avait auparavant assuré qu'il "condamnait les attentats et tout type de violence", assurant être "un musulman normal" et non un islamiste radical.
"Je ne connais personne à Madrid"
Même moyen de défense pour le troisième instigateur présumé des attentats, le Marocain Hassan el-Haski, alias "Abou Hamza". "Je n'ai aucun lien (...) je ne connais personne à Madrid", a-t-il déclaré en réponse à une question de son avocat sur son implication éventuelle dans les attentats de Madrid. Présenté par l'accusation comme l'ancien chef en Europe du GICM, el-Haski a assuré que cette organisation terroriste n'existait pas.
Belhadj et Hassan el-Haski font partie des sept accusés vedettes du procès. Selon l'accusation, Belhadj serait venu à Madrid en octobre 2003 pour annoncer à la cellule islamiste la date des attentats, puis en février 2004, peu de temps avant leur exécution, pour donner d'ultimes instructions. Accusés tous deux de 191 assassinats terroristes par instigation, 1824 tentatives d'assassinats et direction d'une entreprise terroriste, ils encourent chacun une peine théorique de 38.656 ans, limitée dans les faits à la peine maximale de 40 ans.
Quant à Jamal Zougam, l'un des poseurs de bombes présumés, il a nié vendredi avoir été dans un des trains de banlieue visés par les attentats. Il a assuré que le matin du 11 mars 2004 il avait dormi jusqu'à environ 10 heures à son domicile madrilène, puis s'était rendu vers les 11 heures au "locutorio" (Ndlr, boutique où l'on peut téléphoner à bas prix), qu'il tenait dans le quartier populaire de Lavapies. Jamal Zougam a insisté sur les contradictions dans les déclarations d'un des témoins qui, selon lui, a indiqué dans un premier temps que la bombe avait été placée dans la partie inférieure de ce train à deux niveaux, puis dans sa partie supérieure. Les débats reprendront lundi à 10h.
D'après agence
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