Prodi reprend la main

le 23 février 2007 à 08h46 , mis à jour le 23 février 2007 à 09h06

Le Premier ministre italien démissionnaire a fait adopter jeudi soir un programme de gouvernement "non négociable" aux représentants de sa coalition.

Romano ProdiRomano Prodi © TF1-LCI

Démissionnaire après avoir été mis en minorité au Sénat italien sur sa politique étrangère, Romano Prodi semble en bonne voie pour se succéder à lui-même au poste de Premier ministre. Il a fait adopter jeudi soir par les partis de sa majorité un pacte de gouvernement pour tenter de sortir de la crise ouverte mercredi. Ce programme de gouvernement "non négociable", en douze points, a été accepté par l'ensemble des leaders des partis du centre-gauche et de la gauche constituant la majorité de Prodi.

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    Publié le 22/02/2007 "Prodi a voulu clarifier la situation"
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Romano Prodi a "ainsi reçu un mandat fort pour continuer l'action du gouvernement", a estimé jeudi soir, à l'issue d'une réunion d'urgence de la majorité au siège du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Massimo d'Alema, dont la politique avait été sanctionnée mercredi par le Sénat. Les douze points du programme imposé par l'ancien président de la commission européenne aux neufs partis de sa coalition vont du respect des engagements internationaux de l'Italie, notamment en Afghanistan, à une politique vigoureuse en faveur "de la culture, l'école, l'Université, la recherche et l'innovation" ainsi qu'au développement des infrastructures et notamment celui de la très discutée liaison ferroviaire Lyon-Turin, a détaillé l'agence Ansa.

"Un grand résultat" et "un bon compromis"

"Il y a un plein accord de tous pour confirmer une entière confiance à Romano Prodi et un engament total à un soutien loyal et fort de la part de tous les groupes parlementaires" a estimé Piero Fassino, le leader des démocrates Sociaux (DS), l'une des composantes majeures du centre-gauche de Romano Prodi. "C'est un grand résultat" et "un bon compromis" pour Oliviero Diliberto, secrétaire des Communistes Italiens.

Fort de ce soutien renouvelé des groupes parlementaires de sa majorité, Romano Prodi aborde en position de force l'entretien qu'il doit avoir ce vendredi avec le président de la république Giulio Napolitano pour résoudre la crise. Conformément à la constitution et sitôt annoncé la démission de Prodi, le président italien a entamé jeudi matin des consultations avec l'ensemble des forces politiques. Ces consultations se poursuivront ce vendredi et Giulio Napolitano devra décider s'il confirme Romano Prodi à son poste et lui demande de solliciter à nouveau la confiance des deux Chambres du Parlement .

D'après agence

le 23 février 2007 à 08:46
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