Prodi reste en place et se soumet au vote de confiance

le 24 février 2007 à 12h01 , mis à jour le 24 février 2007 à 18h32

Le chef de l'Etat italien a refusé la démission de Romano Prodi. Le vote de confiance devant le Parlement pourrait intervenir mercredi ou jeudi.

Romano ProdiRomano Prodi © TF1-LCI

La décision du chef de l'Etat italien est tombée samedi à la mi-journée : il a refusé la démission du chef du gouvernement Romano Prodi et l'a renvoyé devant le parlement pour un vote de confiance. "Il n'y a pas d'alternative", a expliqué le chef de l'Etat Giorgio Napolitano, évoquant la nécessité d'une nouvelle loi électorale pour obtenir des majorités plus cohérentes. "Je me présenterai devant le Parlement pour solliciter la confiance le plus vite possible", a pour sa part déclaré Romano Prodi, parlant d'un "nouvel élan" pour sa coalition afin "d'aider le pays dans ce moment difficile" et de "renforcer" la reprise économique en cours. Selon la presse italienne, le vote de confiance pourrait intervenir dès mercredi ou jeudi.

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    Publié le 22/02/2007 "Prodi a voulu clarifier la situation"
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Romano Prodi, en poste depuis 9 mois, avait présenté sa démission mercredi après la mise en minorité de son gouvernement sur les orientations de sa politique étrangère lors d'un vote au sénat due notamment à l'absention de deux sénateurs communistes. La majorité de gauche, extrêmement fragile, ne dispose actuellement que d'un vote de majorité à la chambre haute.

Un seul transfuge du parti centriste

Jeudi soir, Romano Prodi a réussi à imposer à sa majorité composée d'une dizaine de partis un pacte en 12 points non négociables, sur des questions économiques, sociales et de politique étrangère comme l'affirmation de l'engagement des soldats italiens en Afghanistan, qui était contestée par la gauche radicale (Verts et communistes).

La gauche s'est aussi employée pendant les deux jours de consultation du président de la République avec tous les leaders politiques, jeudi et vendredi, à rallier des sénateurs indépendants pour conforter sa majorité à la Chambre haute. Mais elle n'a obtenu qu'un seul résultat avec l'engagement de Marco Follini, transfuge du parti centriste UDC et ancien ministre de Silvio Berlusconi, à voter "probablement" la confiance au gouvernement Prodi. Une position qu'il a justifiée par la volonté de "soustraire le gouvernement et la politique à la pression des minorités".

Le leader de la droite, Silvio Berlusconi avait d'ores et déjà dénoncé par avance une reconduction du gouvernement Prodi qui serait, selon lui, "un grand mal pour le pays" et ne ferait que "prolonger une agonie".

D'après agence

le 24 février 2007 à 12:01
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