Kosovo : "indépendance surveillée" sous l'égide de l'UE?

le 30 mars 2007 à 08h13 , mis à jour le 30 mars 2007 à 13h33

Les 27 se sont réunis vendredi à Brême pour décider du rôle que l'Union européenne devra jouer au Kosovo.

Les dirigeants européens signent la déclaration de Berlin Les dirigeants européens signent la déclaration de Berlin © TF1/LCI

Les ministres européens des Affaires étrangères étaient réunis vendredi à Brême pour discuter du rôle moteur que l'Union européenne devra jouer au Kosovo si l'Onu décide de conférer un statut d'"indépendance surveillée" à ce territoire indépendantiste de Serbie.

Les 27 devaient avoir leur première discussion de fonds depuis que le médiateur de l'Onu pour le territoire, Martti Ahtisaari, a remis ses propositions finales à l'Onu, qui gère la province depuis 1999, date des bombardements de l'Otan qui ont mis fin aux exactions serbes contre les indépendantistes albanais. Le médiateur estime qu'une indépendance sous surveillance internationale est la "seule solution viable" pour le territoire indépendantiste. Même si 13 mois de négociations entre Serbes et Kosovars n'ont pas permis de lever l'hostilité de Belgrade à la séparation d'une province qui constitue le berceau de sa culture.

Autosuffisance à terme

La Russie, qui est l'alliée traditionnelle des Serbes et dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, ne cesse d'attaquer les propositions d'Ahtisaari. Malgré cette incertitude russe, les Européens se préparent à prendre le relais de la mission de l'Onu au Kosovo (MINUK), dans l'espoir de stabiliser enfin les Balkans. C'est un Européen qui devrait diriger la mission civile internationale qui, après la MINUK, sera chargée de renforcer les rouages du gouvernement kosovar, pour qu'il soit autosuffisant à terme. Surtout, l'UE prépare une mission de police/justice d'une ampleur inédite pour elle, avec quelque 1.500 personnes, essentiellement des policiers, chargées de former mais aussi d'épauler la police kosovare et d'aider à contenir d'éventuels débordements.

Samedi, les ministres se pencheront sur leurs relations avec le nouveau  gouvernement palestinien d'union nationale. Ils devraient confirmer la reprise des contacts avec les ministres non-Hamas  du gouvernement, comme le ministre des Affaires étrangères Ziad Abou Amr ou le  ministre des Finances Salam Fayyad. Tout en maintenant le mécanisme créé en juin  dernier pour soutenir financièrement les palestiniens en contournant le gouvernement.

D'après agence

le 30 mars 2007 à 08:13
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