Berlusconi défend les méthodes musclées de Poutine

Par D.H. (avec agence), le 16 avril 2007 à 12h22 , mis à jour le 16 avril 2007 à 21h28

L'ex-chef du gouvernement italien, qui était présent à Saint-Pétersbourg lors de la manifestation d'opposants, affirme que la presse a "gonflé" la répression.

[Expiré] [Expiré] berlusconi poutine golf © afp

Dimanche, au lendemain d'une première manifestation durement réprimée et ayant donné lieu à des interpellations dont celle de Garry Kasparov (lire notre article), une nouvelle manifestation de 2000 opposants était brutalement stoppée par la police russe à Saint-Pétersbourg. Quelque 120 personnes étaient arrêtées, dont l'un des leaders de l'opposition, Edouard Limonov. Cette présentation des faits est contestée par Silvio Berlusconi.

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Selon les journaux italiens de lundi, l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a défendu l'intervention musclée de la police, accusant la presse d'avoir "énormément gonflé" ces incidents. Silvio Berlusconi se trouvait à Saint-Pétersbourg, invité par son "ami" le président russe Vladimir Poutine, écrit le quotidien La Stampa. Or, selon lui, la responsabilité des heurts incombe aux opposants. "Je le sais car j'étais avec Poutine pendant que le ministre de l'Intérieur (russe, ndlr) lui parlait : l'opposition avait organisé des manifestations dans des rues qui n'ont pas été autorisées par la mairie pour des raisons de circulation", a-t-il dit, selon le journal La Repubblica.

Aussitôt, les déclarations de Silvio Berlusconi ont été critiquées par des responsables de la majorité de Romano Prodi, actuel chef du gouvernement italien. "Invité à Saint-Pétersbourg par le président Poutine, M. Berlusconi, face à la répression de l'opposition, ne trouve rien de mieux à dire que d'accuser d'une part les opposants et d'autre part la presse internationale", a ainsi déclaré Maurizio Migliavacca, un dirigeant des Démocrates de gauche (DS), principal parti de la majorité. Silvio Berlusconi a souvent défendu le président Poutine, au risque de semer la consternation au sein de l'UE. En novembre 2003, à une époque où il assurait la présidence tournante de l'UE, il avait accusé la presse européenne de "continuer à colporter des légendes" au sujet de la Tchétchénie.

L'Allemagne, qui assure la présidence tournante de l'UE, a qualifié d'"inacceptable" la répression policière. Le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a condamné lundi à Strasbourg le recours à la force "disproportionné" contre une manifestation de l'opposition brutalement dispersée samedi à Moscou. Les Etats-Unis ont exprimé eux leur "profonde inquiétude" face à "un recours à la force excessif". En face, le Kremlin a tenté de se défendre lund soir, justifiant les méthodes des forces de sécurité face à des "ultra-radicaux". 

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L'interview de Garry Kasparov :
l'ancien champion du monde d'échecs russe et leader de l'opposition 
a été arrêté samedi alors qu'il tentait de rejoindre une manifestation à Moscou

Par D.H. (avec agence) le 16 avril 2007 à 12:22
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