
Natallie Evans, une britannique de 34 ans s'est dite, ce mardi, "désespérée" après la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). Celle-ci vient en effet de rejeter sa demande pour que lui soient restitués des embryons congelés. Une demande à laquelle s'opposait son ex-fiancé.
L'histoire remonte à l'automne 2000. Lors d'une consultation à la clinique, la jeune britannique découvre qu'elle souffre d'un cancer des ovaires. Son ex-fiancé, Howard Johnston, accepte une fécondation in vitro. Six embryons sont créés puis mis en conservation. Conformément au droit britannique, le couple signe la loi de 1990 : chacun d'eux peut retirer son consentement à tout moment, tant que les embryons n'ont pas été implantés dans l'utérus de la mère. Mais, un an plus tard, le couple se sépare. Howard Johnston retire son accord et demande la destruction des embryons.
Une longue bataille juridique
Avant d'arriver devant la CEDH, Natallie Evans saisit les tribunaux de son pays comme le veut la loi. Elle demande devant la High Court que son ex-époux redonne son accord pour la restitution des embryons. Sa requête est rejetée en octobre 2003 et la Cour d'Appel, peu de temps après, confirme la décision.
Dernier recours à la disposition de Natallie Evans pour obtenir satisfaction: saisir la CEDH. C'est ce qu'elle fait en février 2005.
"Je ne pourrai jamais devenir mère"
Statuant en appel, les juges de Strasbourg ont estimé ce mardi, qu'il "n'y a pas lieu d'accorder davantage de poids au droit de la requérante (...) de devenir parent", qu'à celui de son ex-compagnon qui ne souhaite "pas avoir un enfant biologique avec elle". Lors de la conférence de presse, Howard Johnston s'est en effet dit "très soulagé" par la décision de la CEDH, estimant que le "bon sens a(vait) prévalu". Mais pour Nattalie Evans c'est une lourde épreuve: "C'est très difficile pour moi d'accepter que les embryons vont à présent être détruits et que je ne pourrai jamais devenir mère".
D'après agence
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