Seringues et matériel médical © TF1/LCISes petites pilules se vendaient à prix d'or. Et ses consultations étaient très courues... Le médecin Jean-Marie Soumeire, français, résidait en Suisse, à Montreux. Mais il se rendait régulièrement en Italie. Il s'était spécialisé dans un créneau très lucratif, celui d'une clientèle aisée et cherchant à perdre du poids. La première visite était facturée 260 euros et les rendez-vous de contrôle 200 euros, sans compter le prix de sa préparation amaigrissante, selon La Stampa.
Une préparation qui faisait merveille, affirme le journal italien, et pour cause : censée être préparée "à base d'herbe", elle contenait en réalité... une amphétamine, l'amfepramone, qui a un effet coupe-faim. La police italienne n'a pas du tout apprécié. Et le médecin français a été arrêté mardi à Milan, ainsi que son épouse, Christiane Arzouni. Outre l'accusation de trafic international de produits stupéfiants, le couple est également accusé d'importation et de commercialisation illégales de médicaments.
Perte de poids... et conséquences
Si le régime était incontestablement efficace, il n'en présentait pas moins des risques réels, évidemment ignorés des patientes. Plusieurs ont d'ailleurs eu des problèmes de santé après avoir absorbé ces pilules. Quand au bon médecin français, derrière sa passion pour les médicaments "à base d'herbes", il cachait une véritable vocation de chef d'entreprise : la société chargée d'expédier ses pilules "Diététique Import-Export" et basée à Saint-George en Suisse était enregistrée au nom de sa femme. Une entreprise florissante : le quotidien italien affirme ainsi que la vente des pilules miracle à environ 70 patientes auraient rapporté dans les 100.000 euros, selon une première estimation. Mais le nombre total de clientes pourrait s'élever à 200. Quelque 37.000 pilules ont été saisies par la police financière.
"Cette affaire est grave non seulement en raison de l'introduction (en Italie) de stupéfiants, susceptibles d'endommager gravement la santé des patients mais aussi en raison de la concurrence illégale faite aux diététiciens et à l'évasion fiscale", a commenté la police financière milanaise, citée par La Stampa.
D'après agence
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