Mariano Rajoy © TF1/LCI Dans l'ensemble, les deux grands partis ont maintenu leurs positions dans leurs fiefs respectifs. La droite est néanmoins ressortie gagnante des élections municipales qui se tenaient dimanche dans toute l'Espagne. Peu avant minuit, alors que 98% des bulletins étaient dépouillés, le Parti Populaire (PP) était en tête avec 35,67% des suffrages exprimés contre 34,97% pour le PSOE, soit un écart d'environ 150.000 voix.
Le scrutin était considéré pour beaucoup comme crucial à dix mois des échéances législatives de mars 2008. Dans son éditorial, le quotidien El Pais estime que "les municipales peuvent être considérées comme un sondage grandeur nature des tendances de l'électorat."
La question basque
"Le Parti populaire (PP, droite) est redevenu le premier parti d'Espagne", s'est félicité le leader de l'opposition et président du PP Mariano Rajoy, futur adversaire de Zapatero aux législatives. De son côté, le Parti socialiste espagnol a tenté de minimisé son recul, estimant que ces résultats serrés traduisaient "continuité et stabilité" au plan national.
Le Premier ministre José Luis Zapatero et le chef de file de l'opposition Mariano Rajoy se sont fortement impliqués dans cette campagne dominée par la question basque. L'ensemble des Espagnols n'avaient plus voté pour un scrutin d'enjeu national depuis la victoire surprise de Zapatero aux législatives de 2004, trois jours après les attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid.
Autre enseignement à tirer du scrutin : la baisse de la participation de plus de trois points par rapport aux élections de 2003, ce qui a favorisé le PP, dont les électeurs sont traditionnellement plus mobilisés que ceux du PSOE.
Avec Agence
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