© AFP/J.GuezAlors que les 27 doivent se prononcer d'ici au 30 juin sur l'ouverture de trois nouveaux chapitres thématiques dans les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le nouveau secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, est resté évasif lundi, concernant la volonté de la France de bloquer ou non les négociations dès cette échéance.
En marge de son premier conseil des ministres à Bruxelles, Jean-Pierre Jouyet a d'abord réaffirmé que la position du président de la République sur la Turquie était "parfaitement claire", c'est à dire une opposition ferme à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Mais le nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a refusé de confirmer si cette position serait ouvertement défendue, par le biais d'un veto immédiat avant le 30 juin. "Je n'ai rien à ajouter, rien à ajouter", a déclaré Jean-Pierre Jouyet.
"L'urgence, c'est de sortir l'Europe de la panne institutionnelle"
Le gouvernement ne souhaite en effet pas provoquer une crise européenne, au moment où la présidence allemande tente de trouver un accord entre les 27 sur les grandes lignes d'un nouveau traité européen, pour remplacer la Constitution rejetée par la France et les Pays-Bas. Pour le nouveau gouvernement, "l'urgence, c'est de sortir l'Europe de la panne institutionnelle", a martelé le nouveau secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes.
Entamées en octobre 2005, les négociations avec la Turquie, qui devraient durer au moins dix ou quinze ans, fixent l'adhésion comme objectif mais dans le cadre d'un processus "ouvert" dont l'issue n'est "pas garantie".
D'après agence
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