Les indépendantistes écossais savourent leur percée

le 05 mai 2007 à 09h42 , mis à jour le 05 mai 2007 à 10h03

Les indépendantistes du SNP sont devenus la première force au Parlement autonome d'Ecosse lors des élections locales et régionales britanniques.

TF1/LCI : Main mettant un bulletin dans une urneMain mettant un bulletin dans une urne © TF1/LCI

Avant même de connaître les résultats finaux des élections locales et régionales organisées jeudi, Tony Blair a tenté vendredi de minimiser les pertes du parti travailliste. En Ecosse, l'un de ses bastions traditionnels, le Labour a abandonné sa place de premier parti au Parlement au Parti national écossais (SNP), qui a gagné 20 sièges par rapport à 2003. Au Pays de Galles, où les 60 sièges de l'Assemblée galloise étaient soumis à renouvellement, le Labour a aussi perdu trois sièges, au profit des nationalistes gallois du Plaid Cymru. Et en Angleterre, les pertes des travaillistes au sein des instances locales se comptent par centaines de sièges.

Fait particulièrement marquant, pour la première fois depuis la dévolution de 1999 - une sorte de semi-autonomie accordée à l'Ecosse - le premier parti au parlement d'Edimbourg sera donc une formation favorable à l'indépendance. Mais les indépendantistes sont cependant loin de la majorité absolue de 65 sièges. Le chef du SNP Alex Salmond devra négocier une alliance, pour succéder à l'actuelle coalition Labour/libéraux-démocrates, ou à défaut, former un gouvernement minoritaire.

Quelles conséquences pour Gordon Brown ?

Avant même l'annonce des résultats définitifs, Alex Salmond, candidat au poste de Premier ministre écossais, a estimé qu'ils montraient que le Labour n'avait plus "un droit divin" à diriger l'Ecosse, et qu'il avait perdu "l'autorité morale pour gouverner". Il a cependant évité dans ce discours de mentionner un référendum sur l'indépendance. Les libéraux-démocrates ont exclu l'éventualité d'une entente avec le SNP tant qu'il ne reviendrait pas sur cette revendication.

La victoire des indépendantistes est en tout cas de mauvais augure pour le ministre des Finances Gordon Brown, un Ecossais, successeur présumé de Tony Blair. Mais ce dernier n'a pas semblé affecté par ces résultats. L'actuel Premier ministre britannique, pour lequel ce scrutin était le dernier avant son départ attendu début juillet après dix ans au pouvoir, s'est montré comme toujours optimiste. "Tout le monde nous avait prédit une raclée, cela ne s'est pas produit", a-t-il affirmé. Pour les libéraux-démocrates c'est "une terrible série de résultats", et les conservateurs "n'ont pas effectué de percée, notamment dans les villes du nord, comme ils le voulaient", a-t-il estimé.

Un avis contredit par le chef des conservateurs David Cameron, selon lequel son parti a réussi cette percée dans le nord, bastion traditionnel des travaillistes. Selon une estimation de la BBC, les conservateurs ont recueilli 41% des voix en Angleterre, un pourcentage qui leur donne l'espoir de l'emporter aux prochaines législatives. Ils ont gagné plus de 800 sièges dans les différentes instances locales.

D'après agence

le 05 mai 2007 à 09:42
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience