© AFP - V. CelioLa police portugaise suit plusieurs pistes dans l'affaire de la disparition de "Maddie", une fillette anglaise de trois ans, dans une station balnéaire du sud du pays, évoquant notamment un enlèvement lié à des réseaux pédophiles ou d'adoption internationaux, selon la presse du pays. La disparition de la petite Madeleine McCann est survenue jeudi soir alors qu'elle dormait dans une chambre d'hôtel d'un complexe touristique avec ses frères jumeaux de deux ans, tandis que les parents, Gerry et Kate McCann, étaient allés au restaurant.
Mardi matin les enquêteurs ont élargi une nouvelle fois le périmètre des recherches à un rayon de 40 kilomètres autour de l'hôtel où est hébergé la famille de l'enfant. La police est sur la piste d'un ravisseur présumé, qui pourrait être britannique, dont elle a dressé le portrait-robot qu'elle refuse cependant de rendre public pour ne pas mettre en danger la vie de la fillette. Il s'agirait, selon des sources policières, d'un homme au teint hâlé, de stature moyenne, cheveux bruns foncés, plaqués en arrière, âgé de 35 à 40 ans.
Un suspect qui prenait des photos d'enfants
Le suspect, qui portait des pantalons beige ou blancs et un blouson bleu le soir de la disparition de la fillette, aurait été aperçu la semaine précédente dans la région de Sagres où il prenait des photos d'enfants et avait même tenté de forcer l'un d'eux à monter dans sa voiture, selon le quotidien Publico. Toujours selon Publico, les enquêteurs de la PJ de Portimao évoquent un enlèvement commandité par un réseau international d'adoption. D'après le quotidien Correio da Manha, les enquêteurs portugais et britanniques estiment également que le rapt aurait pu être commandité par un réseau pédophile international, probablement britannique. Scotland Yard aurait déjà fait parvenir aux enquêteurs portugais des informations sur ces réseaux.
Mardi, l'affaire de la petite Maddie s'étalait toujours en Une de la majorité des journaux portugais. La veille, la police judiciaire avait annoncé dans un court communiqué qu'elle avait recueilli "des données et des informations pouvant jouer un rôle important" mais qu'il était "impossible de dévoiler pour l'instant davantage d'informations sur les résultats de l'enquête". "Il y a eu jusqu'ici une collaboration permanente" avec les polices étrangères, Interpol, Europol, a précisé l'inspecteur chef de la police judiciaire Olegario Sousa, sans avancer d'autres précisions.
D'après agence
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