Nicolas Sarkozy à Madrid, le 31 mai 2007 © LCIPetit à petit, le projet de traité simplifié défendu par Nicolas Sarkozy semble faire son chemin en Europe. Après avoir rencontré Angela Merkal à Berlin et José Luis Barroso à Bruxelles, le président français était jeudi à Madrid. A l'issue d'une conférence de presse commune, le président et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ont indiqué avoir rapproché leurs positions sur l'idée d'un traité simplifié pour sortir l'Union européenne de son impasse institutionnelle.
"Nous sommes en condition de pouvoir parvenir à un accord sous la présidence allemande" de l'Union européenne, a déclaré José Luis Zapatero. "Sur le contenu, nous sommes extrêmement proches", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy. "On partage aujourd'hui la même analyse et la même volonté. Nous pensons tous les deux que l'Europe doit avancer, qu'il faut aller vite", a-t-il ajouté. Et le chef de l'Etat français d'affirmer "qu'il y a un accord" avec José Luis Zapatero, mais qu'il faut maintenant convaincre les 25 autres membres de l'UE. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité pour les deux pays de travailler étroitement ensemble pour parvenir à un accord avant le prochain Conseil européen des 21 et 22 juin.
Zapatero "convaincu" d'avoir "d'excellentes relations" avec Sarkozy
José Luis Zapatero a cité comme "points essentiels qui doivent être dans le traité" comme la majorité qualifiée, la réforme du fonctionnement du Conseil européen, la présidence stable de l'UE et un ministre des Affaires étrangères. Des points sur lesquels Sarkozy s'est dit "d'accord". Au-delà du traité simplifié, les deux dirigeants ont voulu afficher leur bonne entente. "Nicolas, je suis convaincu que nous aurons d'excellentes relations au plan politique et personnel", a dit le chef du gouvernement espagnol. "Je veux lui dire ma confiance, mon amitié, mon soutien et l'envie de la France de travailler avec lui", a répondu le président français.
Après le double rejet du traité constitutionnel européen par les Français et les Néerlandais au printemps 2005, Nicolas Sarkozy plaide pour un "traité simplifié", "seule solution" selon lui pour relancer la dynamique européenne. Cette idée commence à s'imposer parmi les 27, même si un consensus n'est pas encore acquis.
D'après agence
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