Nicolas Sarkozy et Barroso © TF1/LCIAprès s'être entretenu avec le président de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy a estimé mercredi à Bruxelles que l'idée d'un traité simplifié pour remplacer la Constitution européenne "progressait." Lors d'un point de presse, José Manuel Barroso est allé dans le même sens que le président français. Selon lui, le "consensus" commençait à se former sur l'idée lancée par Nicolas Sarkozy, alors qu'il était encore en campagne. "Nicolas Sarkozy a été le premier à suggérer l'idée d'un traité simplifié et aujourd'hui on voit qu'il y a un consensus qui se forme autour de cette idée", a indiqué Barroso.
La question turque
Prochain rendez-vous important : le sommet européen des 21 et 22 juin. Le président français a souligné que sa "priorité"était de faire de cette rencontre "un succès, et ce sera un succès si les 27 se retrouvent sur un traité simplifié, avec peu d'articles. Le traité simplifié, c'est la seule solution possible, la solution ça ne peut pas être la Constitution.
Nicolas Sarkozy a aussi indiqué "ne pas avoir changé d'avis" sur son opposition à une entrée de la Turquie dans l'Union européenne, ajoutant toutefois que la question ne "se posait pas maintenant". De son côté, le président de la Commission José Manuel Barroso a tenu à marquer sa différence sur ce sujet, en réaffirmant que la Commission était "pour la poursuite des négociations, mais maintenant notre priorité absolue, c'est le traité, la résolution de la crise institutionnelle", a-t-il indiqué. Les 27 doivent en principe se prononcer le 26 juin sur l'ouverture de trois des chapitres thématiques qui jalonnent les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE.
D'après agence
Sarkozy : "Et Bruxelles, c'est négociable ?" |
Le président français Nicolas Sarkozy a exclu mercredi une remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg, réclamée par de nombreux députés qui voudraient en finir avec les navettes mensuelles entre leurs bureaux à Bruxelles et la capitale alsacienne. "Je ne vois pas pourquoi la seule chose négociable ce serait Strasbourg, c'est extraordinaire", a-t-il répondu. "Et Bruxelles, c'est négociable ? Ca voudrait dire que de ce qui fait la base de l'Europe, tout peut être rediscuté: non, Strasbourg ça n'est pas négociable, ça fait partie des équilibres fondateurs de l'Europe", a-t-il ajouté. |
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