G8 © TF1/LCIL'élargissement du G8 : La chancelière allemande a réitéré son opposition à l'entrée des cinq puissances émergentes, dont la Chine et l'Inde, dans le club des pays riches du G8, malgré plusieurs appels en ce sens. Le sommet a toutefois engagé un dialogue resserré, structuré et permanent avec ces pays, baptisé "le processus de Heiligendamm", a-t-elle souligné. Ils seront aussi de nouveau invités à l'avenir à participer aux débats du G8 sur des grands défis internationaux, comme le climat.
Nucléaire : Les dirigeants du pays présents ont menacé de prendre de "nouvelles mesures" à l'encontre de l'Iran si Téhéran continue à refuser de suspendre l'enrichissement d'uranium comme le demande la communauté internationale. "Nous sommes toujours unis dans notre détermination à mettre fin aux inquiétudes sur la prolifération suscitées par le programme nucléaire de l'Iran" ont souligné les leaders dans un communiqué.
Même entente sur la Corée du Nord. Le G8 a exhorté Pyongyang "de manière urgente" à renoncer à ses essais de missiles et d'armes nucléaires et à abandonner tous ses programmes atomiques.
Les Farc : Nicolas Sarkozy avait souhaité mercredi que le sommet du G8 rende "hommage" au "geste humanitaire" du président Uribe, qui avait libéré un des chefs de la guérilla marxiste. C'est chose faite. Le G8 a salué "le geste courageux" du président colombien et a exhorté la guérilla des FARC à accepter "une solution humanitaire" conduisant à la libération des otages qu'elle détient.
Darfour : "Vive préoccupation" des pays du G8 sur cette question. Les dirigeants se sont dits favorables vendredi à ce que les auteurs d'"atrocités" commises contre les civils au Darfour soient traduits en justice. "Ceux qui violent les droits des civils au Darfour doivent répondre de leurs actes et nous soutiendrons les efforts de ceux qui demandent que les auteurs d'atrocités soient traduits en justice", souligne un communiqué.
Kosovo : Les dirigeants du G8 n'ont pas su se mettre d'accord sur le statut futur de la province serbe. Dans ses conclusions finales, la présidence allemande a souligné que "les vues continuent à diverger sur le fond et sur la manière d'avancer, mais nous restons impliqués" sur le sujet. Pour trouver un consensus, les pays du G8 ont discuté d'une proposition visant à reporter de six mois tout vote d'une résolution au conseil de sécurité de l'ONU sur l'avenir de la province serbe, mais avec pour préalable que Moscou reconnaisse le caractère inéluctable de l'indépendance à terme du Kosovo.
Avec Agence
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