Le club "des plus riches" veut rester sélect

le 08 juin 2007 à 17h13 , mis à jour le 08 juin 2007 à 18h14

"Mon opinion, c'est non", a déclaré Angela Merkel en réponse à une question lui demandant si les pays émergents devraient ou non rejoindre le G8.

TF1/LCI G8G8 © TF1/LCI

L'élargissement du G8 : La chancelière allemande a réitéré son opposition à l'entrée des cinq puissances émergentes, dont la Chine et l'Inde, dans le club des pays riches du G8, malgré plusieurs appels en ce sens. Le sommet a toutefois engagé un dialogue resserré, structuré et permanent avec ces pays, baptisé "le processus de Heiligendamm", a-t-elle souligné. Ils seront aussi de nouveau invités à l'avenir à participer aux débats du G8 sur des grands défis internationaux, comme le climat.

Nucléaire : Les dirigeants du pays présents ont menacé de prendre de "nouvelles mesures" à l'encontre de l'Iran si Téhéran continue à refuser de suspendre l'enrichissement d'uranium comme le demande la communauté internationale. "Nous sommes toujours unis dans notre détermination à mettre fin aux inquiétudes sur la prolifération suscitées par le programme nucléaire de l'Iran" ont souligné les leaders dans un communiqué.

Même entente sur la Corée du Nord. Le G8 a exhorté Pyongyang "de manière urgente" à renoncer à ses essais de missiles et d'armes nucléaires et à abandonner tous ses programmes atomiques.

Les Farc : Nicolas Sarkozy avait souhaité mercredi que le sommet du G8 rende "hommage" au "geste humanitaire" du président Uribe, qui avait libéré un des chefs de la guérilla marxiste. C'est chose faite. Le G8 a salué "le geste courageux" du président colombien et a exhorté la guérilla des FARC à accepter "une solution humanitaire" conduisant à la libération des otages qu'elle détient.

Darfour : "Vive préoccupation" des pays du G8 sur cette question. Les dirigeants se sont dits favorables vendredi à ce que les auteurs d'"atrocités" commises contre les civils au Darfour soient traduits en justice. "Ceux qui violent les droits des civils au Darfour doivent répondre de leurs actes et nous soutiendrons les efforts de ceux qui demandent que les auteurs d'atrocités soient traduits en justice", souligne un communiqué.

Kosovo : Les dirigeants du G8 n'ont pas su se mettre d'accord sur le statut futur de la province serbe. Dans ses conclusions finales, la présidence allemande a souligné que "les vues continuent à diverger sur le fond et sur la manière d'avancer, mais nous restons impliqués" sur le sujet. Pour trouver un consensus, les pays du G8 ont discuté d'une proposition visant à reporter de six mois tout vote d'une résolution au conseil de sécurité de l'ONU sur l'avenir de la province serbe, mais avec pour préalable que Moscou reconnaisse le caractère inéluctable de l'indépendance à terme du Kosovo.

Avec Agence


le 08 juin 2007 à 17:13
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2 Commentaires

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  • Vera, le 10/06/2007 à 04h40

    Le G8 est plus qu'un groupe de pays industrialises. Les membres sont aussi des pays de droit. La Chine et l'Inde se developpent certes mais des millions de gens vivent dans la misere et si la Chine est si competitive c'est parce que les ouvriers sont payes entre 40 et 100 euros par mois (dependant de l'industrie et de la region dans laquelle ils travaillent), dorment dans des lits superposes jusqu'a douze par chambres! Je ne pense pas qu'en Europe les conditions des ouvriers aient ete si miserables a part au XIX e siecle. La Chine est un pays au capitalisme sauvage et n'a pas sa place au G8.

  • DUPONT, le 08/06/2007 à 18h46

    Refuser le G8 aux patrons de demain, c'est une grave erreur !

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