Les dirigeants des 27 réunis à Bruxelles, le 21 juin 2007 © TF1-LCIComment concilier les positions des Polonais, Britanniques ou Tchèques et celles de la France sur la question du Traité européen, soutenu par Nicolas Sarkozy ? Comment sortir les institutions européennes de l'impasse (lire notre article) ? C'est sur ces points délicats que planchent les 27 dirigeants réunis à Bruxelles ce jeudi soir et vendredi. Voire plus tard, si aucun accord n'est trouvé... Car rien n'est moins sûr.
Les 27 devaient commencer à aborder ce dossier dès le dîner, espérait Angela Merkel (lire ci-dessous). Auparavant, aussitôt l'ouverture du Conseil européen, après une photo commune dans la bonne humeur, les 27 ont donné leur accord pour que Chypre et Malte adoptent l'euro le 1er janvier 2008. Une question consensuelle : les ministres européens des Finances avaient dit oui le 5 juin, suivant la proposition de la Commission et la BCE. Les grands argentiers devraient désormais fixer les taux de change définitifs et signer l'adhésion des deux pays, au cours de leur prochaine réunion le 10 juillet.
Merkel, en maîtresse de maison, exhorte à tout se dire
Dans la soirée, Nicolas Sarkozy, José Luis Zapatero et Romano Prodi, les dirigeants français, espagnol et italien, se sont retrouvés en marge du sommet. Le but était de se mettre d'accord sur la manière d'"appuyer la présidence allemande" de l'UE dans ses efforts pour faire entériner à l'unanimité les grandes lignes d'un nouveau traité, face aux réticences notamment de Londres et Varsovie. Le porte-parole de Nicolas Sarkozy a confirmé que les trois dirigeants étaient "très déterminés à trouver un accord" sur un traité abrégé.
Dès son arrivée à Bruxelles, le Premier ministre britannique Tony Blair, dont ce sera le dernier Conseil européen, s'est montré exigeant pour que les revendications britanniques soient "pleinement satisfaites". Et un responsable polonais accompagnant le président Lech Kaczynski a répété que Varsovie insisterait pour que le système de vote à la majorité qualifiée soit rediscuté, une demande rejetée par tous les autres.
La chancelière allemande Angela Merkel, présidente en exercice de l'UE, a pour sa part promis aux récalcitrants que les demandes de "chaque pays" seraient "prises très au sérieux". Elle a exhorté ses 26 partenaires à "mettre tous les thèmes sur la table" dès le dîner de ce jeudi soir. "Il s'agit de nommer ce qui unit, mais aussi ce qui divise", a-t-elle ajouté.
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