Kurt Waldheim, ancien président autrichien et ex-secrétaire général de l'Onu, mort en juin 2007 © TF1/LCIUn "dernier mot" pour exprimer des regrets. Dans son testament rendu public vendredi, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kurt Waldheim, décédé jeudi, "regrette profondément" la manière dont il a "pris position sur les crimes nazis, à savoir beaucoup trop tard, et non de manière exhaustive et sans malentendus".
Entre 1986-1992, alors qu'il était président de l'Autriche, il avait été accusé par le Congrès juif mondial (CJM) pour son passé nazi, révélé seulement en 1986. Mais ce fut surtout sa réaction à ces révélations, en disant qu'il n'avait que "fait son devoir", qui avait choqué l'opinion publique. Dans son testament, Kurt Waldheim écrit que "la raison" de ses réactions à l'époque "n'a été ni une attitude douteuse ni un calcul politique mais la consternation, les blessures (qu'il a endurées), voire le désarroi face au contenu et l'ampleur des reproches".
Dans un premier temps, le CJM avait accusé Kurt Waldheim de crimes de guerre. Mais en 1988, une commission d'historiens mise sur pied par le gouvernement autrichien l'avait disculpé de ces accusations, tout en retenant que l'ex président autrichient était, contrairement à ses déclarations, au courant de toutes les exactions dans les Balkans, où il avait été envoyé en 1943 alors qu'il avait été enrolé dans la Wehrmarcht. Kurt Waldheim est mort jeudi à Vienne des suites d'un infarctus. Il avait 88 ans.
D'après agence
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