Seringue (archive)Le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, a proposé mardi aux coureurs du ProTour un contrat moral de lutte contre le dopage. Il s'agit d'une charte que les 600 coureurs peuvent signer sur la base du volontariat jusqu'au 7 juillet, jour du prologue du Tour de France. Pat McQuaid, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse après une réunion entre l'UCI et les 20 équipes du ProTour, a reconnu que cet engagement n'avait aucune valeur juridique et que les coureurs qui refuseraient de le signer ne seraient pas sanctionnables d'un point de vue légal. Ce sera "aux équipes de décider que faire avec eux", a-t-il dit, ajoutant que l'UCI tiendrait à jour sur son site internet une liste des signataires.
Cet "Engagement des coureurs pour un nouveau cyclisme", c'est le nom de la charte, prévoit deux engagements majeurs : en cas de contrôle positif, les coureurs devront s'acquitter d'une amende équivalente à une année de salaire. Les coureurs s'engagent aussi à fournir des échantillons d'ADN aux enquêteurs de l'affaire Puerto, cette affaire de dopage sanguin dans laquelle le coureur cycliste Ivan Basso avait reconnu son implication et a été suspendu pendant deux ans. Ils pourraient ainsi collaborer avec la justice espagnole dans le cadre de cette affaire de dopage.
"Engagement personnel"
Plusieurs cyclistes dont le nom a été cité dans l'affaire Puerto ont été recrutés par des équipes de niveau continental et M. McQuaid a indiqué qu'il les interrogerait bientôt à ce sujet et qu'il proposerait le même genre d'engagement écrit aux équipes de divisions inférieures. "Légalement, on ne peut empêcher les cyclistes de courir. On en reste donc à la lettre qui est un engagement personnel, une véritable volonté de changement née des chocs Puerto et Landis" (vainqueur du Tour de France 2006 contrôlé positif à la testostérone et dont le sort n'est pas encore réglé, ndlr), s'est réjoui le patron du cyclisme mondial.
Anne Gripper, la responsable du programme antidopage de l'UCI, a pour sa part estimé qu'un coureur n'ayant pas signé l'engagement ne prendrait vraisemblablement pas le départ du Tour de France "non pour des raisons légales mais à cause de la pression".
(D'après agence)
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