Yves Leterme © TF1/LCILa faute avouée sera-t-elle pardonnée ? Pas si sûr, après les excuses douces-amères d'Yves Leterme, le leader flamand chargé de former le gouvernement belge, qui a reconnu mardi avoir commis une "faute", en entonnant samedi la Marseillaise lorsque la télévision publique francophone l'avait invité à chanter l'hymne belge.
"Je connais les paroles de la Brabançonne en néerlandais mais comme on m'a demandé de la chanter en français, les circonstances ont fait que je me suis trompé. Je reconnais malgré tout, que c'est une erreur, une faute mais ce n'était pas voulu et je regrette les conclusions que certains ont voulu en tirer", a-t-il dit lundi soir en néerlandais à la télévision publique néerlandophone, la VRT.
Yves Leterme s'excuse, puis défie...
Le mea culpa d'Yves Leterme ne signifie cependant pas qu'il a abandonné ses préventions bien connues contre ses concitoyens francophones, qu'il a jugés un jour dans les colonnes du journal français Libération "apparemment pas en état intellectuel" d'apprendre le néerlandais. Lui-même parfaitement bilingue, il a invité, cette fois en français, "les francophones à chanter la Brabançonne en néerlandais", pour voir s'ils s'en sortiraient mieux que lui.
Si deux tiers des Flamands parlent aussi le français, en revanche, une minorité de Wallons et Bruxellois sont capables de s'exprimer en néerlandais dans un paysoù l'enseignement de l'autre langue nationale n'est pas une obligation dans les écoles des deux communautés. Yves Leterme a eu lui plus de facilités, puisqu'il est fils d'un Wallon et d'une Flamande.
Cette "faute" avait scandalisé la presse belge francophone, alors que le leader flamand est déjà soupçonné dans la partie francophone du pays, en Wallonie et à Bruxelles, d'être plus attaché à sa région de Flandre qu'à la Belgique. Un impair inopportun alors que le dirigeant démocrate-chrétien flamand devait lancer ce mardi des négociations pour former un gouvernement de coalition démocrate-chrétien/libéral. Ces négociations s'annoncent très difficiles en raison du différend entre néerlandophones et francophones sur la réforme des institutions fédérales.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





