L'UE "déçue" de l'attitude de la Russie

le 18 juillet 2007 à 18h50 , mis à jour le 18 juillet 2007 à 18h54

La présidence portugaise de l'union déplore que Moscou ne "coopère pas de façon constructive avec les autorités britanniques" dans l'enquête sur le meurtre de l'ex agent russe.

TF1/LCI : L'ex-espion Alexandre Litvinenko, sur son lit d'hôpital après un empoisonnementL'ex-espion Alexandre Litvinenko, sur son lit d'hôpital après un empoisonnement © TF1/LCI

Alors que le Royaume-Uni et la Russie sont en plein bras de fer à propos du refus des autorités russes d'extrader le principal suspect dans l'enquête sur le meurtre d'Alexandre Litvinenko, l'Union européenne a pris position mercredi. La présidence portugaise de l'UE s'est dite  "déçue" que la Russie ne "coopère pas de façon constructive avec les  autorités britanniques".
 
L'UE demande à la Russie d'"établir d'urgence une  coopération constructive à cet égard" et "espère qu'une solution satisfaisante  pourra être trouvée sur ce sujet qui soulève d'importantes questions d'intérêt  commun pour les Etats membres de l'UE". La Grande-Bretagne a annoncé lundi l'expulsion de quatre diplomates russes  en réponse au refus d'extradition de Moscou. Mardi, le ministre portugais des Affaires étrangères Luis Amado s'était déjà dit "inquiet" des possibles développements après l'annonce de l'expulsion de  diplomates russes par Londres mais également "solidaire" de la Grande-Bretagne dans cette affaire.

"Une campagne de propagande" 
 
Le Portugal doit organiser le 26 octobre un sommet UE-Russie à Mafra, au  nord de Lisbonne. Lors du dernier sommet UE-Russie mi-mai à Samara, sur les bords de la Volga,  Européens et Russes s'étaient quittés sur un constat général de désaccord et la  rencontre avait donné lieu à des échanges acerbes sur la démocratie et les  droits de l'Homme, reflétant la dégradation des relations entre Russes et  Européens depuis un an.

Alors que le Portugal prenait la présidence de l'UE le 1er juillet, le  Premier ministre José Socrates avait néanmoins expliqué vouloir éviter d'ajouter  de l'huile sur le feu dans les relations avec la Russie en s'abstenant notamment  de porter "un jugement moral" sur Moscou. Mais deux jours plus tard, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï  Lavrov a mis en garde dans une tribune contre une hausse des "divisions" entre  Russes et Européens et estimé que se développait en Europe "une campagne de propagande destinée à donner une image négative de Moscou."

D'après agence

le 18 juillet 2007 à 18:50
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