"L'Europe était en péril, elle est aujourd'hui sauvée"

le 02 juillet 2007 à 20h19 , mis à jour le 02 juillet 2007 à 20h27

Nicolas Sarkozy s'exprimait lors d'une réunion publique au Palais des Congrès de Strasbourg, devant 2000 personnes.

TF1 / LCI Nicolas Sarkozy à Strasbourg, le 2 juillet 2007Nicolas Sarkozy à Strasbourg, le 2 juillet 2007 © LCI

Après avoir convaincu les 27, avec l'aide d'Angela Merkel et de Tony Blair, du bien fondé de son mini-traité européen, Nicolas Sarkozy a estimé lundi devant 2000 personnes à Strasbourg que l'Europe, qui était "en péril, minée par les crises à répétition, minée par la  défiance des peuples, minée par le doute" était maintenant sur la bonne voie. "Je crois qu'elle est sauvée", a déclaré le chef de l'Etat.

Selon lui, "le traité simplifié sur lequel les 27 pays de l'Union se sont  mis d'accord à Bruxelles le 23 juin dernier, ne marque pas du tout un recul de  l'esprit européen mais témoigne au contraire du renouveau de l'esprit  européen".

"Le sommet de Bruxelles a été un succès"

Nicolas Sarkozy est l'un des principaux artisans de ce traité signé à Bruxelles à  l'issue d'un Conseil européen. Il fut le premier, en février 2006 à Berlin, à  plaider pour un "traité simplifié" pour remplacer la Constitution européenne,  morte après avoir été rejetée par référendum par les Français et les  Néerlandais. La signature de ce nouveau traité marque également le "renouveau d'une volonté européenne commune à tous les pays membres, d'une volonté plus forte que  les égoïsmes nationaux, plus forte que les susceptibilités nationales", a-t-il  ajouté.

"Le sommet de Bruxelles a été un succès pour la présidence allemande. Angela Merkel a fait un travail remarquable. Il a  été un succès aussi pour la France. C'est le succès de tous", a-t-il également déclaré. "Je veux le dire ce soir à tous les Français et à tous les Européens : ce  n'est pas le 'non' au référendum des Français et des Néerlandais qui a mis  l'Europe en crise. C'est la crise de l'esprit européen qui a provoqué les 'non'  français et néerlandais et qui aurait sans doute provoqué d'autres 'non' dans  d'autres pays européens si ceux-ci avaient organisé un référendum", a-t-il  également déclaré.

"Je veux dire à tous ceux qui sont attachés à la construction européenne que la Constitution européenne ne pouvait pas être une fin en soi" et qu'elle "n'était qu'un moyen de faire avancer l'Europe, mais qu'elle n'était pas  l'Europe", a-t-il également affirmé.

D'après agence

le 02 juillet 2007 à 20:19
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3 Commentaires

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  • Michelmary, le 03/07/2007 à 09h34

    C'est très bien, M. Sarkozy, et j'en suis fier, comme la majorité des Français. N'oublions pas que nous le devons également en grande partie au sacrifice de nos amis Anglais, Canadiens, Terre-neuviens , déchiquetés par la mitraille ennemie il y a 91 ans, dans les paysages de la Somme, notamment à Beaumont-Hamel. Combien de Français s'en sont souvenus, avant-hier ?

  • Gardillos, le 02/07/2007 à 21h03

    Compte tenu de l'activité déployée et des résultats tangibles de notre nouveau président, on est vraiment en droit de se demander ce que pouvait bien faire de ses journées le précédent...

  • Michel, le 02/07/2007 à 20h47

    La France est de retour en UE ! Mère fondatrice du marché commun.Une intervention forte, qui n'a pas peur des mots et des réalités. Un message fort lancé à la GB, Les frères jumeaux-Pologne- et la Turquie. Pour ceux qui n'auraient pas compris! Autorité et ténacité. Discours foudroyant. Sur vos gardes !

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