Gordon Brown reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée le 20 juillet 2007 © TF1/LCIGordon Brown était reçu à l'Elysée vendredi matin par Nicolas Sarkozy. Au cours d'une conférence de presse commune qui a suivi la rencontre, le président français et le Premier ministre britannique ont dit être prêts à "aller ensemble" au Darfour, au Soudan et au Tchad, face à la gravité de la situation humanitaire dans la région. Le chef de l'Etat a souligné que la France et la Grande-Bretagne défendaient un même projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour le déploiement rapide de la force de maintien de la paix de l'Union africaine et de l'ONU.
"Nous allons demander à nos deux ministres des Affaires étrangères de porter le même message. Ce message est simple : la situation ne peut plus durer, il y a urgence, des gens meurent et des gens souffrent, il faut que ça cesse", a déclaré Nicolas Sarkozy, ajoutant être, avec la Grande-Bretagne, "prêts, si la résolution était votée, à nous rendre au Darfour, au Tchad et au Soudan ensemble". Debout à ses côtés, Gordon Brown a indiqué que la France et la Grande-Bretagne étaient prêts à engager "des sommes considérables" pour aider la région à se reconstruire, une fois un cessez-le-feu obtenu et respecté.
Un taux de TVA réduit sur "tous les produits propres"
Mais c'est bien la coopération économique et environnementale entre les deux pays qui était au cœur de la rencontre. La France et la Grande-Bretagne ont annoncé qu'elles allaient proposer à l'Union européenne une initiative visant à réduire le taux de TVA sur "tous les produits écologiquement propres", a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy. "C'est une initiative très forte pour la défense de l'environnement (...). Tous les produits écologiques propres bénéficieront d'un taux de TVA réduit." (voir la vidéo)
"Il est quand même anormal qu'une voiture qui pollue coûte moins cher qu'une voiture qui ne pollue pas", a déclaré Nicolas Sarkozy. "C'est une initiative franco-britannique qui nous permet de montrer l'exemple sur un cas concret."
Autre sujet abordé : la valeur du yuan. Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il espérait aborder le problème de la valeur de la devise chinoise avec Pékin. "C'est une question dont j'espère pouvoir parler avec nos amis chinois", a dit le président français.
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